
| DEUX DÉPARTS À LA TÊTE DES SERVICES DE L'ETAT EN LOIR-ET-CHER
Le directeur de cabinet du Préfet Jean-François Moniotte et le secrétaire général de la Préfecture Yvan Cordier quittent le département ces jours prochains.
L'administration centrale du Ministère de l'Intérieur pour Yvan Cordier, et l'île de la Réunion pour Jean-François Moniotte... Le premier a pris ses fonctions à Blois en février 2007 et le second en septembre de la même année. C'est l'histoire de deux parcours dans la haute administration d'Etat... "Le rôle d'un directeur de cabinet, c'est de gérer toutes les questions liées à la sécurité, qu'elle soit civile, publique ou routière", explique Jean-François Moniotte. A cela s'ajoutent les affaires politiques, les prévisions électorales et tous les dossiers sensibles que le préfet confie à son collaborateur. "Côté sécurité routière, 2008 aura été une année noire malgré tout le travail effectué par les acteurs en matière de prévention", poursuit-il. A ce propos, Un événement a particulièrement marqué le haut-fonctionnaire : "il s'agit du tragique accident d'autocar sur l'autoroute A10 (huit personnes avaient trouvé la mort à hauteur de Suèvres en mai 2008, ndlr). Nous avions mis en place le "plan rouge." Un moment trés difficile à gérer." Autre événement marquant pour Jean-François Moniotte, la visite du Chef de l'Etat à Montrichard en novembre dernier, "mais je retiens surtout le plaisir que j'ai eu à travailler avec les élus locaux, les services de l'Etat et les responsables administratifs des collectivités locales." Dans quelques jours, le sous-préfet doit prendre des fonctions similaires à Saint-Denis de la Réunion. "L'agitation sociale qui a secoué l'île est en phase de résorption, mais elle n'est pas totalement achevée. Ce poste s'annonce attrayant, car mon champ d'intervention se retrouvera élargit avec des compétences maritimes et de coopération internationale." L'administration centrale pour Yvan Cordier.
Yvan Cordier a d'ores et déjà sa feuille de route, mais il gardera en mémoire la mise en place localement d'une autre réforme difficile. Il s'agit de la RGPP, la Révision générale des politiques publiques. "On doit accomplir cette réforme avec l'idée qu'elle sera au service des citoyens. Ce sera aussi une manière de rendre l'Etat plus lisible et plus efficace." Le haut-fonctionnaire ne verra donc pas l'entrée en vigueur effective de cette réforme. Un regret ? "Non, car nous sommes sur des postes qui ne correspondent pas nécessairement aux réformes qui sont mises en oeuvre. C'est le Préfet qui conduit la réforme, et mon successeur reprendra le travail sur lequel on a essayé d'avancer." De Paris à Paris, Yvan Cordier ramène un autre enseignement, fruit de ses deux années de travail en Loir-et-Cher : "je serai un peu moins le technocrate que j'ai été avant !" Le terrain reste formateur. Nicolas Terrien Lundi 30 mars 2009 |