Lundi soir, Agglopolys et la Communauté de Communes du Pays de Chambord présentaient l'étude qu'ils vont réaliser, par l'intermédiaire de la Chambre d'Agriculture de Loir-et-Cher.
Une étude concernant la situation du territoire en matière d’agriculture biologique et de circuits courts. Une action qui s’inscrit aussi dans la volonté de valoriser le territoire et l’agriculture locale. Mais au-delà du constat il s’agit aussi de faire de la prospection, de recenser les projets afin de développer ces aspects de plus en plus demandé à l’heure actuelle.
« Nous sommes en ce moment questionnés par les familles sur la présence d’aliments bio dans les menus du restaurant scolaire, et l’on constate que même s’il on veut proposer du bio, pour l’instant on a du mal à s’approvisionner localement » explique Gilles Clément, président de la Communauté de Communes du Pays de Chambord. « Faire venir de la viande bio d’Amérique du Sud, c’est un non sens ; alors qu’on a des producteurs qui ne sont pas forcément bio mais qui font un très bon travail dans les environs. Donc cette étude c’est à la fois le bio et les filières courtes qui nous intéressent. »
Un projet qui s’avère aussi nécessaire pour réajuster les données existantes. « Les données sont incomplètes, on a des connaissances à travers le GABLEC (Groupement des agriculteurs biologiques de Loir-et-Cher), les réseaux types "Bienvenue à la ferme" ; mais les données exhaustives datent de l’an 2000 » confirme Flavie Bastille, conseillère au développement territorial à la chambre d’agriculture de Loir-et-Cher.
Un projet qui devrait se faire sur plusieurs phases. « Tout d’abord il y a un état des lieux qui passe par la mobilisation des personnes ressources du territoire, ensuite il y a une deuxième phase d’envoi des questionnaires où l’on complète nos données et on commence à recenser les projets potentiels » détaille Flavie BASTILLE. Après cette première approche, les agents en charge de l’étude rencontrent les personnes : « nous procédons à des entretiens pour affiner les freins et les opportunités qui peuvent se présenter ; et dernière étape nous définissons des pistes d’actions et la mise en application sur le territoire. »
Lundi soir dans la salle de la mairie de Cour-Cheverny, différents acteurs de la filière agro-alimentaire étaient présents : producteurs bien entendu, mais aussi distributeurs. « Je me réjouis de cette initiative, je trouve cela très intéressant » confiait Gilles GAILLET, producteur laitier à Monthou-sur-Bièvre. « C’est ce qu’on essaie de faire depuis des années, jusqu’ici il n’y avait pas une grande volonté de la part des élus. »
« Je pense que cette étude devrait arriver à définir une stratégie pour mettre en place des commerces locaux, développer des filières biologiques ou autres. Ca permet à des gens de s’installer, c’est déjà très bien » ajoutait Gilles GAILLET. Tous semblaient donc partants dans cette aventure, tout en soulignant quelques mesures nécessaires au bon fonctionnement de futurs aménagements, la gestion du foncier par exemple.
L’étude devrait démarrer durant les prochains jours, pour se terminer en juin où les résultats analysés et les pistes d’actions seront présentés.
Audrey Hudebine
02 février 2010