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300 millions d'€ de pertes pour l'agriculture du Loir-et-Cher

2016 annus horribilis pour l'agriculture départementale ? Tout porte à le croire... Outre les difficultés structurelles que connaissent les filières, le climat s'est acharné sur les cultures, amplifiant les situations de grande détresse dans les campagnes.

Les vagues de gel dans les vignes, les récoltes moindres de fourrages, puis les inondations du 28 mai au 1er juin et des moissons annoncées très en deçà des rendements normaux (-50%) ... L’agriculture du Loir-et-Cher paye un lourd tribut aux caprices du ciel depuis le début de l’année. Près d’un mois et demi après les crues, le Conseil de l’agriculture départementale (CAD) présente la facture : 300 millions d’euros ! Entre le manque de soleil au printemps et les inondations, la situation économique déjà bien dégradée des agriculteurs se complique encore...

Les dispositifs d’aide d’urgence (département et région) se mettent en place. "Concernant les plans d’aide d’Etat, nous en sommes toujours aux effets d’annonce", déplore Florent Leprêtre, le président de la FDSEA 41. Côté assurances, seul  1/3 des agriculteurs  percevront un remboursement partiel de leurs productions, à condition bien sûr d’y avoir souscrit, mais aussi qu’elles soient assurables ! Le CAD estime à 70% les exploitants qui  resteront seuls et sans aides devant leurs cultures anéanties.

"C’est très dur pour le moral, commente Philippe Noyau, le président de la Chambre d’agriculture,  beaucoup ne s’en relèveront pas. Mais nous serons présents pour aider les exploitations à se restructurer". L’accompagnement psychologique des agriculteurs sera aussi un facteur déterminant, à l’heure où des situations de très grande détresse sont relevées dans les exploitations. Pour les représentants du monde agricole, c’est sûr qu’il y aura "un avant et un après inondations" pour l’agriculture départementale.

Par Nicolas Terrien | Publié le 09/07/2016

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