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Le GABLEC, le groupement des agriculteurs bio du Loir-et-Cher tenait ce lundi son assemblée générale à Vineuil. L'occasion de faire évoluer le Pôle conversion mis en place en 2010.
Aujourd’hui, le GABLEC compte près de 90 membres pour environ 110 producteurs biologiques. "Encourageant", selon Bruno Allion, le président du groupement. Même si la loi Grenelle 2 a relativement déçu les membres du GABLEC, ceux-ci œuvrent pour le maintien et la promotion de l’agriculture biologique dans le département.
Diagnostic et suivi
2010 aura été une année clé dans ce travail. En effet, c’est l’année dernière qu’ont été mis en place les « Pôles conversion ». En région Centre, ceux-ci ont été instaurés dans les six départements, pour un financement majoritaire du Conseil régional, de l’Etat et des chambres d’agriculture. En Loir-et-Cher, ce service est géré conjointement par le GABLEC et la Chambre d’agriculture. "Le pôle conversion a réellement démarré en juillet dernier et pour le moment, une dizaine d’agriculteurs y a fait appel", souligne Anna Cairon, l’animatrice du Pôle conversion. Le but ? Aider les agriculteurs conventionnels à passer en biologique, ce qui n’empêche pas non plus l’aide à l’installation de nouveaux professionnels. Elaboré sur plusieurs années, ce service se décompose en plusieurs étapes : "un diagnostic de conversion, puis une étude technico-économique qui permet de bien chiffrer le projet avant de lancer la conversion et une fois que la conversion des terres est lancée, la Chambre d’agriculture propose un suivi technique et économique sur deux ans, explique Anna Cairon. Le pôle conversion répond dans un premier temps aux interrogations de la personne qui se pose des questions sur l’agriculture biologique, le diagnostic permet de poser les points positifs et négatifs par rapport au contexte de l’exploitation et au cahier des charges bio et nous orientons les personnes vers des agriculteurs déjà installés en bio".
Toujours des réticences
Jusqu’à maintenant, une dizaine d’agriculteurs a fait appel à ce service et parallèlement, ce sont 17 exploitations qui sont passées en biologique en 2010, dont deux installations. "En viticulture, il n’y a pas d’augmentations des productions bio, c’est assez stable, par contre, en maraîchage il y a une réelle augmentation, notamment chez des jeunes, ce qui est encourageant pour nous, et chez les céréaliers, nous voyons des installations qui vont se concrétiser dans quelques années", constate Bruno Allion. Pour autant, les réticences vis-à-vis de la conversion sont toujours là. "On change complètement de métier, on ne voit pas du tout les choses de la même manière, ajoute-t-il, c’est beaucoup d’anticipation par rapport aux pratiques et il y a beaucoup de gens qui reculent devant l’obstacle".
Le GABLEC tente donc de multiplier les rencontres entre agriculteurs conventionnels et agriculteurs biologiques, pour faire tomber les différents a priori qu’ont les premiers sur les seconds. Lors de l’assemblée générale de ce lundi, des agriculteurs installées en bio et en conversion ont également témoigné, afin de faire évoluer le pôle conversion pour qu’il réponde davantage aux besoins des professionnels. Pour le GABLEC, l’année 2011 s’annonce donc sous les couleurs de la promotion de l’agriculture biologique. Cela passera notamment par l’organisation ce dimanche du Marché 100% Bio, à Romorantin-Lanthenay, sous la halle couverte, de 8h30 à 13h.
Cindy Anjorand
© 2011