Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur.
Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant ici.
Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur.
Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant ici.
A quelques heures du coup d'envoi du Salon de l'Agriculture à Paris, la FDSEA et les JA ont déployé une action de sensibilisation dans une enseigne blésoise afin d'alerter le grand public sur la situation des éleveurs bovins et porcins du département.
Dans l'élevage "il y a le feu", explique Philippe Noyau, le président de la FDSEA 41 (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles de Loir-et-Cher). "Les coûts de productions augmentent, et la grande distribution refuse de répercuter les hausses dans les prix d'achat aux éleveurs". Les négociations entre la grande distribution et leurs fournisseurs sont en cours, mais les producteurs ne se font guère d'illusions.
Exemple dans la filière porcine : "A ce jour, le kilo se vend 1,20 euro. Il faudrait atteindre au moins 1,60 euro pour que les producteurs puissent vivre et se dégager un revenu décent". A terme, des exploitations sont menacées de disparition. "Il y a seulement dix ans, nous recensions 250 élevages porcins en Loir-et-Cher, il n'en reste que 80 aujourd'hui", poursuit Philippe Noyau en brandissant les conséquences en terme d'emploi, de friche, de désertification...
La situation de la production de bovin viande n'est guère meilleure. "Le prix payé au producteur a baissé de 15% en vingt ans alors que dans le même temps, la consommation a augmenté de 40%". Viandes blanches et rouges, produits laitiers et dérivés... "Les prix de toutes les productions issues de l'élevage doivent augmenter!"
Pour les éleveurs Loir-et-Chériens, l'heure était à la mobilisation vendredi après-midi. Une délégation s'est rendue dans la grande surfaces blésoise Leclerc pour y rencontrer la direction et effectuer des relevés de prix et d'origine de produits dans les rayons. "En Loir-et-Cher, il y a beaucoup de détresse chez les éleveurs, certains disjonctent, nous avons peur que cela se passe mal!"
Nicolas Terrien
© 2011