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Les Vendanges sont lancées en Loir-et-Cher

Du moins pour ceux qui ont la chance de pouvoir récolter... Les aléas climatiques et en particulier les gels d'avril ont anéanti les espoirs de récolte sur de nombreuses parcelles à travers les appellations de Loir-et-Cher.

"Je n’ai jamais vu une année climatique comme celle-là", commente Dominique Girault, alors que ce vigneron de Noyers-sur-Cher vient de prendre la présidence de la Fédération des Associations Viticoles de Loir-et-Cher (FAV). Les deux vagues de gel de la fin avril ont déjà scellé le sort de nombreuses parcelles. Puis c’est le mildiou qui, en faveur du printemps humide, s’est attaqué aux grappes en formation. Enfin, la sécheresse estivale a encore aggravé les choses.

Alors que les vendanges se lancent vraiment cette semaine, on observe une situation très hétérogène. "Certains ne vendangent même pas, tant il n’y a rien dans les vignes", expose Dominique Girault. Si l’ouest de la Vallée du Cher a été relativement épargnée, l’ouest de l’AOC Touraine paye un lourd tribut aux caprices de la nature, en particulier dans le secteur de Montrichard. Les AOC Cheverny, Cour-Cheverny, Touraine Mesland et Coteaux du Vendômois ne sont guère mieux loties... "Oui, 2016 est une année catastrophique !"

Au laboratoire œnologique de la Chambre d’agriculture, on s’attend à une baisse de 50% des rendements en moyenne. "La situation est contrastée", reconnaît Anne Buchet, la chef du pôle. Toujours est-il que vendangeurs et machines s’affairent à ramasser les sauvignons et les gamays depuis lundi matin. "J’ai de la chance, car à peu de choses près, je devrais faire une récolte normale, de l’ordre de 50 à 60 hectolitres à l’hectare", confie Alain Trotignon, vigneron à Thésée.

Heureusement, la qualité semble au rendez-vous, grâce aux épisodes de pluies de la semaine dernière qui ont dissipé les inquiétudes sur l’état sanitaire. Mais "il n’y aura que très peu de vin, ce qui risque de faire perdre des marchés aux vignerons qui n’ont pas de stock", explique Anne Buchet. 2016 est un millésime que beaucoup de viticulteurs préfèreront vite passer...

Par Nicolas Terrien | Publié le 26/09/2016

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