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Guy Vasseur : une vie d'engagements entre agriculture et politique

Après 43 ans d'engagement dans le syndicalisme agricole et en politique, Guy Vasseur tourne la page. Il vient de céder son exploitation de Sambin, et de rendre son mandat de président de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture.

"C’est une décision personnelle que j’avais déjà exprimé, et c’est plus facile à vivre quand c’est un choix", explique Guy Vasseur. Dès son installation dans l’exploitation familiale de Sambin en 1973, le jeune agriculteur s’engage tout de suite dans le syndicalisme agricole. Rapidement, il gravit les échelons sur le canton de Contres, le département, la région... En 1994, il devient président de la Chambre d’agriculture de Loir-et-Cher. Un fauteuil qu’il gardera jusqu’en 2016. Il y a quelques jours, c’est à son mandat à la présidence de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture qu’il renonçait. Un poste qu’il occupait depuis 2010 à la suite de Luc Guyot.

Guy Vasseur, c’est aussi l’engagement politique local. Secrétaire départemental du RPR, il s’engage en faveur de Jacques Chirac en 1995. Il sera conseiller général du canton de Contres, conseiller régional... Sa dernière tentative aux départementales de 2015 sur Blois 3 se traduira par une défaite au premier tour. "Le plus dur, c’est que je ne suis plus agriculteur", confesse-t-il avec une pointe de nostalgie. Son exploitation de Sambin sera définitivement cédée au 1er décembre.

Et maintenant ? "Rien !", assure Guy Vasseur. Difficile à croire de la part d’un homme dont le parcours professionnel et personnel est marqué par l’engagement... "Non, je n’ai rien programmé pour la suite", insiste-il, même s’il se dit qu’il pourrait intervenir auprès de Michel Bernier pour négocier le Brexit. "Cela se dit, mais je n’ai pas été contacté". Mais Guy Vasseur semble rester ouvert. Et s’il écrivait un livre ? « Je l’intitulerais "Ce qu’un président devrait dire"», même si cela non plus ne parait pas être un projet prioritaire. On en saura pas plus. Et bien qu’il nie être nostalgique, ses tracteurs lui manquent déjà...

Par Nicolas Terrien | Publié le 24/11/2016

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