Radio Plus FM

La radio du Loir-et-Cher

écoutez le direct

Se prémunir contre le gel devient une nécessité pour la viticulture

Les gels d'avril 2016 ont eu raison des bourgeons naissants, anéantissant les bons espoirs de récolte dans bon nombre de vignobles de la région. Et pour se protéger de ce phénomène de moins en moins rare, des techniques (coûteuses!) existent.

De Cheverny à Saint-Nicolas de Bourgueil en passant par la Touraine, tous les vignerons vous le diront : 2016, fichue année ! Deux vagues de gel en avril, un trop-plein d’eau au printemps, la sécheresse en été... Heureusement, les conditions de vendanges ont été optimales, ce qui a remonté le moral... de ceux qui avaient du raisin à ramasser ! Pour les autres, 2016, année noire ! Voilà pour le constat.

Côté solutions, la région Centre Val de Loire et les Chambres d’agriculture ont lancé une étude pour amplifier et accélérer la protection des vignes contre le gel. Différentes technologies existent, notamment les tours anti-gel. "La CUMA "Protec’ Gel" dispose de 25 installations pour la couverture de 130 à 150 ha sur le département", expose son président, Dominique Girault. Lui-même vigneron à Noyers-sur-Cher, une commune réputée très gélive, sa récolte a pu être sauvée grâce à ces appareils à 45 000 € HT pièce !

De quoi "refroidir" bon nombre de viticulteurs ! "Cette étude que nous avons présenté le 10 novembre nous permet de réorienter nos interventions pour faciliter ces acquisitions", explique François Bonneau, le président de la région Centre Val de Loire qui vient d’effectuer une tournée des vignobles sinistrés par le gel. Pour se faire, la région et l’Europe dégagent une enveloppe d’un million d’euros pour l’équipement collectif par le biais des CUMA (coopératives de matériels en commun). "Et ça marche, assure Dominique Girault, 100% de la récolte a été sauvée là où c’était protégé".

Par Nicolas Terrien | Publié le 30/11/2016

Partager