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Le gel de printemps, cauchemar des vignerons

Bis repetita dans le vignoble loir-et-chérien... Déjà fortement affecté par le gel en avril 2016, ce sont cette fois toutes les appellations qui viennent de vivre deux semaines catastrophiques avec jusqu'à 90% de dégâts dans certains secteurs.

"Dans l’immédiat, il est très difficile d’estimer les pertes de récolte", explique Dominique Girault, président de la FAV, la Fédération des Associations viticoles de Loir-et-Cher. L’an dernier, ce sont 30% des raisins qui ont été perdus sur le département, et jusqu’à 50% sur l’AOC Cheverny. "Cette année, c’est pire, car l’épisode de gel s’est étalé sur deux semaines". Les températures sont descendues en-dessous des 0°, de -4 voire -6° les 19, 20, 21 et 27 avril. Les bourgeons sont grillés.

"La situation est très hétérogène, mais pour ceux qui ont tout perdu, c’est une catastrophe", poursuit Dominique Girault. Une situation d’autant plus sévère qu’elle fait suite à plusieurs années d’aléas climatiques qui ont affaibli économiquement les exploitations viticoles. "En deux jours, nous avons reçu plus de 150 appels de vignerons, indique Philippe Noyau, le président de la Chambre d’agriculture, il est important d’abord de les écouter, puis de les accompagner pour les démarches d’aide".

Seuls 25% des vignerons sont assurés contre le gel en Loir-et-Cher, mais les conditions d’indemnisation n’avantagent guère ceux qui ont fait ce choix. Sur le plan technique, il existe aussi différents moyens d’éviter le gel des bourgeons : l’aspersion d’eau, la mise en place de bougies, le brassage de l’air par hélicoptère ou par des tours anti-gel. 40 de ces dernières sont déjà déployées dans le département, dont 25 rien qu’à Noyers-sur-Cher (AOC Touraine). "C’est un investissement de 45 000 € pour une tour qui protège 5 à 6 ha", explique Dominique Girault. "Grâce à ce système, je n’ai eu aucune perte sur les parcelles protégée".

Par Nicolas Terrien | Publié le 02/05/2017

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