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Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
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Loading Des ballons colorés pour une semaine anti-morosité, dans un secteur qui fait lui grise mine.
BRUSHING ET CHIGNONS: LES TÊTES À LA FÊTE, LES COIFFEURS À LA PEINE
La première semaine nationale de la coiffure a débuté ce lundi. Dans le département, 50 salons participent à cette opération "anti-morosité".

Promotions sur les coupes et sur les couleurs, ou encore cadeaux offerts au client, chaque professionnel participe à sa manière à cette semaine décrétée "anti-morosité".
"Le mois de novembre est un mois très calme dans la coiffure, et nous ressentons dans la profession, comme partout, les effets de la crise" explique Huguette Millot, présidente de la Chambre professionnelle de la Coiffure de Loir-et-Cher.

Une TVA à 5,5% ?

Pour marquer le coup d’envoi de la semaine de la coiffure, des dizaines de ballons colorés ont été lâchés hier depuis le CFA Interprofessionnel de Blois. Mais les professionnels de la coiffure, eux, font plutôt grise mine : depuis l’année dernière, leur chiffre d’affaire a baissé de 5 à 7%.
Après la restauration, les coiffeurs réclament eux aussi un passage du taux de TVA de 19,6 à 5,5%. "Nous sommes une économie de service !" rappelle Fabienne Gaudelas, vice-présidente de la Chambre professionnelle de la Coiffure de Loir-et-Cher. 
"La masse salariale représente une grosse part des coûts. Avec une conjoncture économique en baisse, des tarifs qui n'ont pas augmenté, et des clients qui espacent de plus en plus leurs visites, il faut savoir se remettre en question et investir.  Mais pour cela, il nous faut de la marge !"
Marge qui pourrait provenir de cette baisse attendue de la TVA. Avec, pour Fabienne Gaudelas, une condition sine qua non : "les entreprises devront jouer le jeu en matière d'embauche et d'investissement. On aimerait ne pas être pénalisés par le fait que les restaurateurs n'aient pas respecté leurs engagements."

20 000 salons à vendre

Autre préoccupation des professionnels du secteur : la transmission. D’ici à 2020, on estime que 20 000 entreprises de coiffure seront à vendre en France. "La relève est là", assure Huguette Millot, "avec pour preuve les 152 apprentis actuellement en formation dans les salons du département".
Parmi eux, Mathilde Ignacio, en bac professionnel styliste-visagiste au CFA Interprofessionnel. "J'ai toujours voulu faire ça", confie-t-elle. "J'aime l'esthétique, et le rapport avec la clientèle". Malgré sa passion, Mathilde est consciente des problèmes que rencontre le secteur. "Il y a eu une grosse période de creux. Les gens vont au moins cher et au plus rapide."
Ouvrir son salon, Mathilde y pense, "mais c'est compliqué. Il faut savoir gérer la comptabilité et les salariés." Selon Huguette Millot, "les jeunes appréhendent le passage du statut de salarié à celui de patron de salon. C'est pour cela que la formation reste essentielle."

Michèle Colombel
17 novembre 2009


Retrouvez la liste des salons participant à la semaine de la coiffure ici.
 

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