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QUEL AVENIR POUR LA CHAMBRE DE MÉTIERS ET DE L'ARTISANAT ?
Lors de l'assemblée générale de la Chambre de métiers et de l'artisanat, jeudi, la modernisation et la rationalisation ont été au coeur des débats.

Faire des économies : voilà le maître-mot de la révision générale des politiques publiques, aussi appelée RGPP. Et les chambres de métiers n'échappent pas à ce dégraissage. L'évolution sera lente et douloureuse, mais inéluctable. "Nous n'avions pas le choix !" explique Jean-Paul Marchau, le président de la CMA du Loir-et-Cher. "C'était ça, ou la mort des CMA !"

Deux options, dans le cadre de cette réforme des services de l'Etat : la première prévoit un élargissement des compétences au niveau régional, avec un pôle départemental qui resterait établissement public. Deuxième option, plus radicale : la création d'une Chambre de métiers et d'artisanat de région, établissement public unique, qui regrouperait les départements et donc supprimerait les CMA départementales pour en faire des délégations départementales. 

Décision sera prise au sein de chaque région, en fonction du vote de chaque Chambre départementale. Celle du Loir-et-Cher tranchera lors de l'assemblée générale de juin, ou en assemblée générale extraordinaire. 

"Au niveau national, 94% des présidents de Chambre étaient en faveur de la première solution", indique Jean-Paul Marchau. "Mais nous ne pouvons faire que des propositions. Au final, c'est le gouvernement qui décide."

Un gouvernement qui lui a donné bien des sueurs froides : "la RGPP prévoyait tout d'abord une fusion entre les Chambres de commerce et d'industrie et les CMA. Nous avons pu négocier le maintien de ces dernières, mais il faudra faire des économies."

Les économies ? Pas pour 2009, en tout cas, à la Chambre des métiers et de l'artisanat du Loir-et-Cher. Le budget prévisionnel est en hausse de 4,6% par rapport au budget 2008. Cependant, le budget global des services du siège reste, lui, très modeste, et augmente de moins d'un point, soit bien moins que l'inflation.

C'est en fait du côté du CFA que le budget connaît une hausse significative - +7% - due principalement à une augmentation des effectifs d'apprentis, qui a impliqué la création d'un poste et demi, et la mise sous contrat des enseignants vacataires. Le problème de la taille du CFA bâtiment, insuffisante pour le nombre de d'apprentis, a d'ailleurs été de nouveau évoqué jeudi après-midi. 

Quant à la situation économique de département, "il ne faut pas se laisser aller au catastrophisme ambiant", exhorte Jean-Paul Marchau. Oui, mais...

Oui, mais premier indicateur dans le rouge : le nombre d'immatriculations, en baisse de 6,3% en 2008 dans le département. Cependant, les radiations restent stables, ce qui permet un solde d'immatriculation malgré tout positif pour cette année qui s'achève, avec 82 entreprises en plus pour le Loir-et-Cher. 

Autre signe des temps, l'augmentation du nombre de liquidations judiciaires : +15% en 2008. Une tendance qui ne semble pas devoir s'inverser en 2009. Alors pas de catastrophisme, certes. Juste un constat. 

Michèle Colombel

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