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Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
Loading Le véhicule de l'ENIVL : esthétique, léger et écologique. Cette année, il devrait aussi être confortable !
PAS DE PANNE SÈCHE POUR LES FUTURS INGÉNIEURS
Rouler 100, 200… jusqu’à 5 385 kilomètres pour certains modèles avec seulement un litre d’essence dans le réservoir ; imaginez un peu l’économie d’énergie.

La voiture de demain est déjà dans les ateliers ; et ce sont peut-être des lycéens ou étudiants d’aujourd’hui qui en seront les concepteurs. C’est le défi que se lancent tous les ans des étudiants européens motivés. Parmi eux, une équipe blésoise, composée d’étudiants de l’Ecole Nationale d'Ingénieurs du Val de Loire : la DMS (Défi Marathon Shell) Team. Cette année, le marathon se déroulera du 4 au 9 mai sur le circuit de l’Eurospeedway en Allemagne, à Lausitz. Deux catégories de véhicules seront au départ : les Prototypes, et les UrbanConcept, modèle choisi par la DMS Team.

Si les performances des prototypes avoisinent les quelques milliers de kilomètres, l’UrbanConcept reste plus modeste : "les meilleurs [l'équipe néerlandaise De Haagse Hogeschool, deux fois vainqueur], l’année dernière, ont réussi à faire presque 900 kilomètres", indique Gaëtan Antoine, étudiant en 4ème année d’ingénieur, qui participait l'année dernière. Leur moteur, ils l'espèrent, doit rouler sur 400 kilomètres. Ce qui les placerait dans le top 10, car "les performances descendent très vite en dessous de deux cent. L’année dernière, avec un moteur diesel, nous avions fait 72 kilomètres" explique Vincent Le Meur, en troisième année, nouveau président du groupe.

Cette année, l’équipe a opté pour un moteur essence, qui "permet plus de réglage, et que nous maîtrisons mieux", détaille Vincent Le Meur. Le futur pilote est une étudiante, Fanny Jacoud, en troisième année d’ingénieur également. "J'ai été choisi surtout pour des questions de morphologie, parce que je suis une fille, et plutôt un petit gabarit... Je suis vraiment ultra motivée, et impliquée de toute façon dans le projet" assure Fanny Jacoud, la future pilote. Cette année, les jeunes ingénieurs mettent le paquet sur le confort. "Il faut qu’elle ait l’air d’une vraie voiture, pour donner envie aux gens de la conduire". Espérant rouler sur 400 km à une vitesse moyenne de 30 km/h, cela signifie pour Fanny douze heures de conduite d’affilée. Le confort n’est pas de trop !

Le poids maximum imposé est de 140 kg. "Nous sommes à 135 kg, alors qu’on tablait sur 110", indique Pierre-Aymeric Piercuet, un autre des jeunes concepteurs de l’engin. Le moteur a été récupéré sur une débroussailleuse. L’année précédente, il venait d’un groupe électrogène. La DMS Team travaille essentiellement à partir de matériaux de récupération. Le véhicule de l'ENIVL coute malgré cela presque 15 000 euros, et il faut démarcher des entreprises pour trouver ces financements. 

Il est vrai que la voiture, sans être encore finalisée, se laisse regarder. Il s’agit du même modèle de carrosserie que l’an dernier : "les gens ont été conquis par notre modèle, très esthétique. C’est important pour nous, parce que l’objectif n’est pas seulement la compétition. Nous voulons aussi créer quelque chose qui, à terme, peut se commercialiser."

Elisabeth Laneyrie

19 mars 2009

Pour en savoir plus :

Le site de l'Eco-marathon Shell

Le site de l'ENIVL

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