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Tomasz Orlowski, ambassadeur de Pologne en France, a visité en avant première la nouvelle exposition du château qui ouvre au public samedi 8 mai: "Fêtes et crimes à la Renaissance, la cour d'Henri III".
L’ambassadeur devait initialement participer au vernissage officiel de l’événement vendredi soir, mais en raison d’un agenda très serré, la visite s’est déroulée dans la matinée. Pas question pour autant de l’annuler, car si Henri III a été roi de France, il a aussi été roi de Pologne l’espace de quelques mois en 1574. Entretien.
Plus FM : Quel est votre regard sur cette exposition?
Tomasz Orlowski : J'ai déjà eu le plaisir de visiter le château de Blois, mais cette mise en valeur du roi Henri III à travers cette exposition me ravit. Le résultat est excellent et la scénographie est parfaitement réussie.
D'autant que la Pologne contribue largement à cet événement...
En effet, nous prêtons des oeuvres qui proviennent des musées de Varsovie et de Poznàn, dont des portraits qui ont été réalisés du vivant du roi et des évocations qui ont été peintes par des grands maîtres polonais au XIXème siècle évoquant son règne en Pologne.
Un court règne, puisqu'il a règné à peine six mois en 1574... Quelle empreinte a t-il laissé dans l'Histoire de la Pologne?
Un très mauvais souvenir! (rires) Un mauvais souvenir injustifié selon moi. Cela est peut-être dû au fait qu'il ait fui la Pologne en catimini, si bien que le Parlement a décidé de le destituer. Selon certains historiens, Henri III voulait simplement unir deux couronnes.
Par conséquent, il s'agit de réhabiliter l'image du monarque?
Ce serait en effet intéressant, surtout pour moi qui suis ambassadeur de Pologne en France! Connaissant bien l'Histoire de nos deux pays, il s'agit sûrement d'une occasion ratée. Nous sommes deux peuples qui sont attirés l'un vers l'autre et qui ont souvent une Histoire commune. Si Henri III était resté roi de Pologne et de France, cela aurait marqué l'Histoire de l'Europe!
Nicolas Terrien
Vendredi 7 mai 2010
Exposition "Fêtes et crimes à la Renaissance, la cour d'Henri III", visible au Château de Blois jusqu'au 24 août.
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