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La 20e édition du prix Emmanuel-Roblès s'est déroulée vendredi après-midi à La Halle aux Grains de Blois. Estelle Nollet a été primée pour son roman " On ne boit pas les rats-kangourous ".
Cette année, ce sont 588 lecteurs, répartis en 65 comités de lecture, qui ont choisi de remettre le prix littéraire blésois 2010 au roman d’Estelle Nollet, publié chez Albin Michel, intitulé « On ne boit pas les rats-kangourous ». L’ouvrage se démarque ainsi des quatre autres premiers romans en compétition.
« Je ne m’attendais pas du tout à ce résultat, commente Estelle Nollet, quelques minutes seulement après la fin de la cérémonie. Les retours que j’avais sur mon livre étaient très mitigés : soit on l’adorait tout de suite, soit on l’adorait mais en se forçant à poursuivre au-delà de la moitié, soit on le détestait. Mais je suis très heureuse, c’est très flatteur ».
Des avis partagés
Reflet de cette autocritique, les avis divergents de quelques lectrices des comités de lecture. Alors que Fabienne a fini par « se prendre au jeu grâce au véritable suspense installé », Virginie n’a pas accroché : « j’ai eu du mal à comprendre, à cerner les personnages et la fin n’est pas assez réelle, il y a un second degré qui ne m’a pas embarquée ». A l’inverse, Michèle a « apprécié l’atmosphère du livre et l’écriture en phase avec celle-ci ». Elle avait d’ailleurs donné sa voix à Estelle Nollet.
En plus du prix Emmanuel-Roblès, le prix Goncourt du premier roman a été remis. Laurent Binet est ainsi récompensé pour son livre intitulé « HHhH ». Traduisez par « Himlers Hirn heisst Heydrich » ou « Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ».
Retour aux sources pour Jack Lang
Pour fêter les 20 printemps du prix Roblès, deux personnalités ont co-présidé la cérémonie : Edmonde Charles-Roux, présidente de l’Académie Goncourt et Jack Lang, qui fut le porteur du projet en 1990, alors qu’il était maire de Blois depuis un an. « C’est un prix qui a tenu le choc, s’est-il ravi à son arrivée à Blois, et qui a montré que des lecteurs passionnés, amoureux de lectures, pouvaient être d’excellents juges de la littérature ».
Cindy Anjorand
04 juin 2010
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