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Initialement prévu en janvier dernier, la date du spectacle a dû être décalée suite à un problème de santé de l'humoriste. Gérald Dahan nous revient plus en forme que jamais pour présenter son nouveau spectacle, "de droite à gauche". Rencontre.
Plus FM : Nous vous attendions à Romorantin le 20 janvier, mais certaines dates ont dû être annulées suite à des soucis de santé (Gérald Dahan a été atteint d'une crise de spasmophilie, ndlr). Comment allez-vous aujourd'hui?
Gérald Dahan : Tout va très bien, merci! C'est vrai qu'après une centaine de dates, la fatigue s'est fait ressentir, mais après une semaine de repos, je suis reparti sur les routes, prêt à venir chez vous!
"De droite à gauche" est-il la suite logique de votre précédent spectacle, "Sarkoland"?
Tout à fait! Les retournements de veste ont été légions depuis, c'est donc une sorte de suite logique, pour peu qu'il y ait une logique en politique depuis 2007!
Qu'est-ce qui vous inspire tant dans le personnage de Nicolas Sarkozy?
En fait, on ne va jamais plus loin que ceux qui vous inspire. Nicolas Sarkozy, ses amis et ses ennemis font presque le travail à ma place. C'est formidable! Ce sont eux qui ont pris la place des comiques, car la réalité dépasse souvent la fiction. Le plus difficile pour moi, c'est de suivre le rythme. Nicolas Sarkozy a tout du personnage burlesque, car il dispose des trois qualités essentielles : il est petit, excité et de mauvaise foi. Il y a de la matière...
Comment avez-vous imaginé et conçu ce spectacle?
C'est un spectacle qui s'inscrit dans la plus pure tradition des chansonniers. On y parle beaucoup politique, mais tout le monde en prend pour son grade, dont les médias qui sont le vecteur de l'abêtissement des masses (je pense à Eric Zemmour que je brocarde particulièrement), des artistes comme Johnny Halliday qui s'est bien remis de son hernie fiscale... Je tire à la fois sur les méchants et les nantis! C'est féroce et cynique, mais on s'amuse bien.
J'imagine que vous êtes particulièrement sensible à l'actualité... C'est votre source d'inspiration majeure?
Clairement oui! Jeudi soir à Romorantin, je parlerai de la Libye, de la Syrie... et de Nicolas Sarkozy! D'un spectacle à l'autre, je m'adapte en fonction de l'actualité, d'ailleurs, je vais encore écrire des sketches en vue de jeudi soir! Cela vient de mon expérience de sept ans dans l'équipe de "Rien à cirer" de Laurent Ruquier. C'était très formateur, et le fait d'écrire jusqu'au dernier moment est devenu une drogue!
Vous êtes célèbres pour vos canulars téléphoniques, dont certains restent encore dans les mémoires. Duquel êtes-vous le plus fier?
Sans hésitation, celui dans lequel j'ai réussi à piéger Raymond Domenech et l'équipe de France en me faisant passer pour Jacques Chirac. Le président était alors hospitalisé, et je leur avais demandé de chanter la Marseillaise la main sur le coeur lors du match qualificatif de la coupe du monde contre l'Irlande! C'était un grand moment. C'était la première fois qu'un canular changeait le cours des choses. D'ailleurs, cela reste la seule fois qu'ils ont chanté l'hymne national avec la main sur le coeur. Dommage qu'ils ne se soient pas approprié le geste par la suite!
Propos recueillis par Nicolas Terrien
Mercredi 20 avril 2011
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