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| LES COMMERCES DU BLAISOIS CIBLENT LEURS OUVERTURES DOMINICALES
La querelle entre grands et petits commerces fait-elle partie du passé? Si la concurrence bat son plein sur le terrain, les patrons savent aussi se retrouver autour d'une table pour dialoguer.
Bien-sûr, il ne s'agit pas "d'entente" stratégique ou sur les prix; cela est formellement interdit par la loi. En revanche, si la question de l'ouverture des magasins le dimanche fait toujours débat, les commerçants de l'agglomération blésoise, quel que soit leurs tailles, parviennent à s'harmoniser depuis longtemps. En effet, chaque année depuis six ans, un accord est conclu entre les commerces de détail, les hypermarchés et les grandes et moyennes surfaces. La dernière mouture de cette convention a été signée mercredi soir à Blois sous l'égide de la Chambre de commerce et d'industrie de Loir-et-Cher. "C'est un pied de nez à ceux qui veulent nous imposer une législation", se réjouit Alain Courtois, le président de la CCI. "Cet accord d'harmonisation a valeur d'exemple, et il démontre une bonne entente entre les commerces malgré la concurrence". Un exemple transposable ailleurs? C'est loin d'être évident, car les tentatives sur le vendômois et sur le Romorantinais ont, jusqu'ici, échouées. Ajoutons qu'il s'agit d'une exception régionale. "Cela est dû au fait que nous avons un territoire à taille humaine", avance Philippe Courbois, le directeur du magasin Auchan de Vineuil. Comme ses collègues des hypermarchés Leclerc et Cora, il a signé cette convention qui précise les dates d'ouvertures exceptionnelles des magasins de l'agglomération les dimanches et les jours fériés. Si la loi autorise cinq ouvertures dominicales dans les zones non reconnues comme touristiques, les commerçants blaisois ne tirent pas sur la corde. Les trois hypermarchés et les 25 grandes et moyennes surfaces non alimentaires seront ouverts les dimanches 12 et 19 décembre, et les commerces de détail du centre-ville bénéficient de trois dimanches supplémentaires (les premiers dimanches des soldes d'hiver et d'été et le 5 décembre pour la Saint-Nicolas). "C'est un très bon accord, explique Christophe Fourmy, le président de la Fédération blésoise du commerce, car sur ces trois dimanches, nous serons ouverts sans que les autres grandes et moyennes surfaces le soient, ce qui permettra une meilleure fréquentation dans le centre-ville de Blois". Il faut dire que le sujet ne fait pas polémique. "Je n'ai jamais été un fervent supporteur de l'ouverture généralisée le dimanche, explique Jean-François Huet, le propriétaire du Centre Leclerc de Blois, car la vie de famille doit être privilégiée et je ne pense pas que le dimanche soit un jour pour aller faire ses courses". Cet accord concerne 320 commerces de détail sur Blois, 3 hypermarchés et 25 GMS, soit plus de 2 300 salariés. Nicolas Terrien Jeudi 21 janvier 2010 |