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La banque envisage de construire un nouveau bâtiment en lieu et place de celui de la rue Louis-Joseph Philippe à Blois. Rencontre avec José Santucci, le directeur général du Crédit Agricole Val de France.
Plus FM : Comment se présente ce vaste projet immobilier?
José Santucci : C'est un chantier assez lourd qui va s'étaler sur plusieurs années et qui s'inscrit dans une démarche environnementale volontaire de la Caisse. Le bâtiment répondra aux normes du Haute Qualité Environnementale. Les premiers coups de pioche sont prévus pour septembre et l'ouvrage sera livré fin 2013 ou début 2014.
Ce qui signifie que votre bâtiment "historique" visible depuis la voie rapide va disparaître du paysage?
En effet. Une partie de la tour actuelle sera détruite, puisque le nouveau bâtiment situé juste à côté sera moins haut. En revanche, nous gardons le restaurant inter-entreprises et notre salle de conférence que nous prêtons très régulièrement dans le cadre d'animations locales.
Vos locaux ne répondent évidemment plus aux normes, ni aux exigences environnementales?
L'immeuble actuel date des années 70, avant la crise énergétique. Ces locaux ne sont plus suffisamment fonctionnels, de plus, nos coûts énergétiques sont particulièrement élevés. Il s'agit d'améliorer les conditions de travail de nos collaborateurs et nos performances énergétiques.
Quel bilan dressez-vous de l'année 2010 pour le Crédit Agricole?
2010 a été une bonne année qui a confirmé la bonne surprise de 2009 avec une activité dynamique. Cela a été le cas sur les crédits habitat. Nous avons également augmenté notre fonds de commerce, ce qui est la vraie sanction de notre activité, puisque nous avons gagné 3000 clients supplémentaires en 2010. Nous observons également une hausse du coût du risque à 20 millions d'euros, mais cela reste gérable.
Ces résultats traduisent-ils une sortie de crise? Les signes de reprise observés sont réels?
Il est certain que l'on ressent une activité économique qui semble repartir. Nous observons que le mot "fragilité" revient beaucoup, tant dans la bouche des commentateurs que de nos clients. C'est vrai que nous sommes en convalescence, c'est pourquoi que nous avons encore des difficultés à croire que nous sommes repartis durablement. Il y a encore des éléments de fragilité, dont la question de la dette publique et la sortie des plans de soutien, en particulier ceux dans l'automobile qui représente un pan important de l'économie départementale, mais lorsque l'on regarde les chiffres, ils s'inscrivent dans une dynamique positive.
Cependant, des entreprises connaissent encore d'importantes difficultés, certaines ferment avec des licenciements à la clé. Ces personnes qui perdent leur emploi peuvent aussi être vos clients...
C'est vrai, et le message que nous souhaitons envoyer à ces personnes est d'anticiper. Il existe des solutions douces et gérables si elles sont prises suffisamment tôt. Il peut s'agir d'un réaménagement de crédit en réadaptant les mensualités, d'une gestion différente de l'épargne... Nous avons un devoir de conseil, ainsi, il ne faut pas hésiter à se rendre dans son agence. Le Crédit Agricole, c'est la banque des bons et des mauvais moments. Il faut gérer les mauvais pour retrouver ensuite ensemble les bons.
Propos recueillis par Nicolas Terrien
© 2011