Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur.
Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant ici.
Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur.
Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant ici.
C'est dans cette idée de rapprochement entre le monde de l'éducation et celui de l'entreprise que la société Testard, à Villebarou, vient de lancer un projet de pisteur solaire, en collaboration avec le lycée Camille Claudel.
Après son éolienne, puis son toit solaire installé l’an dernier, l’entreprise poursuit son engagement envers les énergies propres, qui lui a déjà valu plusieurs récompenses, dont le Prix français du développement durable ou encore un « Top de l’entreprise », décerné cet hiver par le Conseil général de Loir-et-Cher. Grâce à ces différents investissements, l'entreprise de machinisme industriel produit déjà l'équivalent de la consommation énergétique de 65 pavillons de quatre personnes.
La société est également reconnue au niveau européen par le FEDER, qui lui a confié la mission de « démonstrateur énergétique » auprès des plus grandes sociétés. "Nous avons déjà accueilli plus de 300 personnes, venues d'entreprises telles que Lafargue ou encore Idec", confirme Bruno Boulay, le PDG de SN Testard.
Un "capteur-tournesol"
Originalité de ce nouveau projet : c’est un groupe de quatre élèves du BTS électro-technique du lycée Camille Claudel de Blois qui est chargé de concevoir ce pisteur solaire. Aussi appelé « traqueur », cet assemblage de panneaux photovoltaïques mobiles permet de récupérer un surcroît d’énergie, en suivant la course du soleil au fil de la journée. "Cela apporte un gain de 35 à 40% d'énergie par rapport à un panneau solaire classique", vante Cyril Guenifay, qui, avec ses camarades, a pris en main le projet depuis deux semaines. Premières études faites, les idées fusent déjà chez les étudiants. "On s'oriente vers une structure plate, composée de neuf panneaux disposés en forme de soleil", explique Cyril, qui imagine également "des LED de couleur pour que le pisteur solaire soit vu de loin, même la nuit."
"L'occasion de travailler sur un vrai projet industriel"
Car pour Bruno Boulay, nouvelles énergies rime aussi et surtout avec force de communication. "Nous sommes situés en face de l'hypermarché Cora. Les 52.000 clients qui passent en caisse chaque samedi voient notre éolienne, et bientôt, ils verront aussi le pisteur solaire."
En confiant ce projet aux élèves de BTS, le PDG de Testard veut transmettre son savoir-faire aux jeunes. "C'est un risque, car les enjeux économiques sont réels. Mais c'est une manière de passer le flambeau..."
"Pour les étudiants, c'est un vrai plus", s'enthousiasme Thierry Girodon, professeur d’électro-technique en BTS au lycée Camille Claudel. "J'ai 20 ans, et j'en ai passé 17 assis derrière un bureau", résume Cyril. "Aujourd'hui, j'ai l'occasion de travailler sur un vrai projet industriel."
Des micro-sociétés dans les établissements scolaires ?
Cette coopération donne en tout cas des idées : la CGPME, Confédération générale des petites et moyennes entreprises, souhaiterait lancer un vaste projet de création de micro-sociétés au sein des collèges et lycées de la région, en partenariat avec le rectorat et le Medef. Pour Patrice Duceau, le président départemental et régional de la CGPME, il s’agit de "donner le goût d’entreprendre aux élèves, et ce, dès le plus jeune âge. On a trop souvent pesté contre la rupture entre l'école et l'entreprise. Il est temps de les rapprocher."
En attendant, le pisteur solaire de l’entreprise SN Testard devrait être inauguré au mois de mai prochain. Avec, pour couper le ruban, un chef d'entreprise et des étudiants, qui n'auront attendus personne pour travailler ensemble.
Michèle Colombel
© 2011