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Le choix du projet lauréat pour la construction d'une passerelle au-dessus des voies a été acté lors du conseil municipal de Blois mardi soir. Un sujet qui divise l'opposition. Début des travaux prévu pour mars 2012.
37 projets sur les rangs, et c’est finalement le groupe BplusM/Coredia qui l’a emporté pour la construction de la passerelle piétons et cyclistes. Une passerelle au look futuriste, avec des arcs en forme de vagues et même une rampe d’accès pour les vélos en forme d’hélice, digne de Léonard de Vinci.
"Ce type de rampe d’accès est une première !" s’enorgueillit Marc Gricourt, le maire de Blois. "Cette forme de double vis fait également référence aux escaliers des châteaux de Blois et Chambord."
Partant de l’actuel emplacement réservé aux bus, à droite de l’entrée de la gare, la passerelle, d’une longueur de 137 mètres, enjambera les quais, pour arriver rue Alfred Halou (près de l’ancien bowling), où les anciens réservoirs d’eau, utilisés du temps des locomotives à vapeur, seront transformés en points de vue.

Pas d'interruption du trafic SNCF
Si cette architecture novatrice a pesé dans le choix final du jury -un jury composé de membres de la majorité et de l'opposition municipale, du vice-président d'Agglopolys en charge des déplacements Christian Mary, et d'un représentant de la SNCF-, les aspects techniques du chantier ont également joué un rôle. "L’intêret avec ce cabinet, c’est qu’il a pu nous garantir que le trafic SNCF ne serait pas interrompu" se félicite Marc Gricourt.
Autre élément de poids : une différence de coût de 600.00 entre ce projet d’un montant de 3,5 millions d’euros pour l’ouvrage, assorti d’1,5 millions d’euros pour les aménagements annexes, et l’autre projet finaliste.
Sur ces cinq millions d’euros, 50% sont financés par le FEDER. Réseau Ferré de France prend de son côté en charge 25% du montant des équipements de mise en accessibilité de la gare.

Quatre ascenseurs et 100 places de parking
L’accessibilité est en effet l’un des maîtres mots de ce projet. Au total, la passerelle sera desservie par quatre ascenseurs, un à chaque extrémité, et un pour chaque voie. Quant aux habitants des quartiers Nord et Gambetta, l’objectif est de leur offrir un véritable point d’accès à la gare côté Médicis, avec un parking d’une centaine de places, et une deuxième entrée de gare, où il sera possible d’acheter son billet de train.
C’est d’ailleurs surtout côté Alfred Halou que la passerelle devrait considérablement modifier son environnement immédiat : "pour construire ce nouveau parking, la Ville de Blois rachète l’emprise foncière des deux dernières voies à RFF", explique Marc Gricourt. En clair : exit les voies n°3 et 4, et place au stationnement. Les cyclistes, de leur côté, iront ranger leur véhicule au cœur-même de la rampe d’accès hélicoïdale, qui pourra accueillir en son sein une centaine de vélos.

Les études géothermiques vont maintenant débuter sur le site. Le début des travaux, quant à lui, est prévu pour mars 2012, et l’inauguration de la passerelle pour le mois d’octobre 2013. Un chantier pour lequel aucun retard ne sera permis : la semaine au cours de laquelle les éléments de la passerelle seront montés au-dessus des voies est d’ores et déjà planifiée à la mi-2013 à la SNCF.
Une passerelle qui divise… l’opposition !
"A quoi ça sert ?" C’est la question que se posent Michel Lanoue et Michel Géant (opposition UMP et apparentés). "Ce projet est magnifique, mais faut-il mobiliser cinq millions d’euros pour faire passer des vélos et des piétons ?" Michel Géant préconise la réhabilitation du pont Gambetta. "C’est un élément essentiel du désenclavement des quartiers nord", indique Marc Gricourt.
A ses côtés, Jacques Chauvin s’interroge sur la rampe circulaire de 150 mètres de long, particulièrement imposante. "C’est vrai que l’on démarre sur un projet très fort et très contemporain, remarque Denys Robiliard, adjoint chargé de l’urbanisme, mais dans une ville, il faut des constructions fortes et ambitieuses". Si Jacques Chauvin et Véronique Reineau ont voté en faveur du projet, Michel Géant, Michel Lanoue et Jean-Claude Derré ont voté contre.
Michèle Colombel
© 2011