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Damien Vandorpe, le nouveau Directeur Général du groupe de protection sociale, a été reçu vendredi matin à l'Hôtel de ville par le maire de Blois, Marc Gricourt, et les vice-présidents d'Agglopolys, Louis Buteau et Michel Fromet.
Les groupes de protection sociale Aprionis et Vauban-Humanis ont fusionné récemment pour créer le groupe Humanis. Ce rapprochement hisse le nouveau groupe au 3ème rang des groupes de protection sociale en France. Damien Vandorpe est venu vendredi 18 mars rencontrer les 940 salariés des sites de Blois et il a confirmé l'ancrage du groupe à Blois, ville où il est implanté depuis 1976. Entretien.
Plus FM : Que représente ce nouveau groupe de protection sociale?
Damien Vandorpe : Humanis évolue dans les domaines de la retraite complémentaire, de l'assurance de personnes (prévoyance et santé), de l'épargne salariale, de l'assurance vie, de l'assurance internationale et de la gestion pour compte de tiers. Toutes ces missions sont effectuées à but non lucratif et fédèrent 4 700 salariés qui travaillent sur trois grands bassins d'emplois : la région parisienne, le Nord autour de Lille et la région Centre avec une implantation importante à Blois avec 940 collaborateurs, et à Olivet près d'Orléans.
Pourquoi ces rapprochements et ces fusions qui s'enchaînent sur un rythme soutenu ?
Nos métiers sont de plus en plus complexes, les règlementations changent sans cesse, ce qui impose de bien piloter la solvabilité de nos institutions. Il faut que nous ayons suffisamment de fonds propres pour faire face à d'éventuelles difficultés et pour offrir de bonnes garanties aux assurés dont les contrats sont placés chez nous.
Votre futur rapprochement avec Novalis-Taitbout s'inscrit dans la même logique?
Oui, tout à fait. Ils sont intéressés par plusieurs de nos systèmes d'information, notamment celui développé par l'ancien groupe Apri, "Pléiade". Au fil des discussions, nous sommes arrivés à la conclusion qu'il fallait créer un nouveau groupe. Nos présidents respectifs ont signé une lettre d'intention en novembre dernier qui précise cette ambition à l'horizon janvier 2012. C'est très enthousiasmant. Nous avons des valeurs communes et des manières de travailler qui se ressemblent... Nous saurons trouver les voies et les moyens d'une belle association.
Lorsque l'on parle de fusion, on songe souvent à des plans sociaux. Ce n'est pas le cas au sein d'Humanis et vous défendez ce que vous appelez le "pacte social". De quoi s'agit-il?
Nous sommes des sociétés de personnes qui n'ont pas de capitaux, ni d'actionnaires. Pour rendre un service efficace, il nous faut fédérer nos salariés, les motiver et les fidéliser. Cela passe par une gestion que je qualifie de "bon père de famille". Dans le pacte social, nous nous interdisons de prévoir des suppressions d'emplois dont la fusion serait la cause. En contrepartie de la promesse d'un maintien de l'emploi, il faut qu'il y ait un engagement des salariés pour se former, pour saisir des opportunités de mobilité fonctionnelle et pour gérer leur carrière de façon dynamique.
Vous portez et vous défendez les valeurs du paritarisme, de l'économie sociale... En quoi ces valeurs vous paraissent-elles modernes?
Elles reposent sur le bon sens. Je suis certain que nos salariés savent que nous sommes sincères dans cette démarche. Je ne sais pas si c'est moderne mais, et j'en suis sûr, c'est rassurant et positif.
Actuellement, vous effectuez un tour de France pour aller à la rencontre des personnels du groupe Humanis, dont ici, à Blois. Quel est l'importance de ce site et sa vocation?
C'est un tour de France que j'effectue avec Jacques Nozach, qui me passe le relais. Au-delà de l'importance de l'acte de management, c'est un acte de pure courtoisie pour bien montrer que ce passage de témoin s'effectue dans d'excellentes conditions. Je veux assurer à nos salariés qu'il y aura une continuité des valeurs. Sinon, Blois est le creuset de l'ancien groupe Apri, c'est une implantation qui s'est rapidement développée sous l'impulsion de Jacques Nozach, et qui s'est diversifiée sur les différents métiers. Nous sommes parmi les premiers employeurs privés du Blaisois, et mon ambition est que Blois continue d'être un ancrage fort pour l'ensemble du groupe.
Dans la matinée, vous avez rencontré Marc Gricourt, le maire de Blois, et des élus d'Agglopolys. Qu'attendez-vous des collectivités locales à vos côtés?
Nous n'en attendons pas grand-chose sur le plan du business, car nous allons chercher nos marchés en dehors de l'agglomération. En revanche, concernant le bien-être de nos salariés, les conditions d'accès sur les sites du Campus ou du Chapître et les transports en commun, nous avons des attentes. Si nous pouvons peser aux côtés des élus pour les soutenir dans ces dossiers qui favoriseraient le désenclavement du blaisois, nous le ferons avec le dynamisme qui convient.
Propos recueillis par Pascal Gaultier
© 2011