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La semaine de l'industrie bat son plein cette semaine, en Loir-et-Cher comme dans toute la France. Le savoir-faire de ce secteur est actuellement visible sur les grilles extérieures de la préfecture grâce à une exposition photo.
"L'industrie française est performante et innovante, ce n'est plus Zola!" souligne Jean-Gabriel Deponge, le président de l'UIMM 41 (Union des industries et des métiers de la métallurgie). Aux antipodes des conditions de travail extrêmement pénibles décrites dans "Germinal", l'industrie du XXIème siècle veut définitivement évacuer cette image des esprits. En 2010, le Président de la République avait inscrit l'industrie dans ses priorités et c'est à l'occasion de la tenue d'Etats généraux qu'a émergé l'idée de créer cette semaine, avec une ambition principale : "redonner vie à l'industrie en lui permettant de recruter des jeunes!"
L'industrie souffre en effet du manque d'intérêt des étudiants, visiblement plus attirés par le secteur des services, pourtant, "aujourd'hui, il vaut mieux travailler en tant que chaudronnier que banquier" selon Gilles Astolfi, le secrétaire général de l'IUMM Région Centre, autrement dit, les salaires seraient plus attractifs que dans le tertiaire. "Nous recrutons en particulier des outilleurs pour la fabrication de moules dans les secteurs du plastique ou de la fonderie, explique Jean-Gabriel Deponge, ce sont des formations pointues qui font appel à des technologies extrêmement sophistiquées". Ces compétences sont délivrées par l'apprentissage, qui une fois de plus, s'avère être la voie royale vers ces métiers trop peu méconnus, au grand dam de l'UIMM.
Loin d'être moribonde en Loir-et-Cher, l'industrie reste un moteur incontournable de l'économie locale avec plus de 2 200 entreprises et 38% de l'emploi privé du département avec 28 000 salariés. "Ce sont des entreprises qui se battent au quotidien pour préserver et développer de nouvelles parts de marché et aussi pour innover!" a salué lundi matin Nicolas Basselier, le préfet de Loir-et-Cher, a l'occasion de l'inauguration d'une exposition photo visible sur les grilles de la préfecture pendant toute la semaine.
L'autre explication probable au déficit d'image de l'industrie, les délocalisations. Le département a été frappé de plein fouet par des fermetures d'usines qui ont marqué les esprits : Le GIAT à Salbris, Matra à Romorantin, Thyssen-Krupp à Vendôme... "Des entreprises naissent, d'autres meurent... Il y a aussi des créations ou des extensions d'activité en Loir-et-Cher", relativise Jean-Gabriel Deponge. Au chapitre les bonnes nouvelles, on retiendra notamment l'installation de l'usine Tréca à Mer et le pôle Recherche & Développement Daher à Montrichard.
Nicolas Terrien
© 2011