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Tel est le thème du 2ème Congrès Espaces et Luxe qui a débuté mercredi matin à Blois. Pendant deux jours, les marques, les enseignes, les distributeurs, les designers et les industriels planchent sur les enjeux du secteur.
C'est la 2ème fois que Shop Expert Valley et la Cosmetic Valley s'unissent pour créer cet événement national dédié à l'aménagement des espaces de vente et au merchandising dans le secteur du luxe. Le premier rassemble 17 entreprises de la région Centre spécialisées dans l'aménagement des espaces de vente, tandis que le second est un pôle de compétitivité qui réunit 550 entreprises et qui a pour vocation de devenir le premier centre de ressources mondial en parfumerie/cosmétique.
Malgré la crise, le secteur du luxe se veut force de proposition. "Le luxe est précurseur de tendances, avant-gardiste, innovant et est un excellent modèle pour l'univers de la distribution", expliquent les organisateurs. "Le luxe doit donner l'impression que tout va bien, et notre travail est de veiller à ce tout aille bien", expose Marc-Antoine Jamet, le président de la Cosmetic Valley. De son côté Jean-Jacques Mulleris, le président de Shop Expert Valley, estime que "le point de vente est un outil de promotion du luxe qui doit être adapté et fonctionnel".
Le président d'Agglopolys a assisté aux premiers échanges de la matinée. "Je suis venu apporter un message clair de soutien à cette filière qui représente des emplois, du développement économique et des rentrées fiscales", justifie Christophe Degruelle, en écho au vif débat qui avait animé le Conseil communautaire de juillet dernier. En effet, plusieurs Conseillers s'étaient interrogés sur le versement d'une subvention de 15 000 euros à la Cosmetic Valley. Alors que le président du cluster explique "qu'en Loir-et-Cher, le luxe représente 2 000 salariés, 30 entreprises et plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaire", celui d'Agglopolys l'affirme : "Ne restons pas fixés sur l'image du luxe".
Car au-delà de son image de superficialité, le luxe doit faire rêver, comme l'explique Marc-Antoine Jamet. "Le luxe, c'est la rareté, l'imaginaire et son ADN tient dans trois unités : Christian Dior, avenue Montaigne, 1947", soit un homme, un lieu et une date. "C'est la formule magique du luxe, il ne faut jamais oublier ces dimensions culturelles et artistiques". Christophe Degruelle en oppose une autre : "François 1er, Château de Blois, 1537 (date de l'édit de la conservation des documents, ndlr), une renaissance économique et culturelle". Tout cela autour d'une même quête à travers l'histoire : la promotion de l'excellence à la Française!
Nicolas Terrien
© 2011