
| DU VOL QUALIFIÉ !
Quand Stéphane Ricordeau accuse : selon le secrétaire départemental de la FSU, l'Inspecteur d'Académie aurait modifié les chiffres relatifs aux postes d'enseignants dans le département, afin d'économiser 12 postes.
Quand Stéphane Ricordeau accuse, il n’y a plus de demi-mesure qui tienne. Selon le secrétaire départemental de la FSU (principal syndicat enseignant), l’Inspecteur d’Académie aurait modifié les chiffres relatifs aux postes d’enseignants dans le département, de façon à économiser 12 postes. "L'illégalité la plus totale" Pour mieux comprendre, il faut remonter à la rentrée 2007. A ce moment-là, les effectifs du département sont de 1588,5 postes. Au mois de janvier, date à laquelle est établie la carte scolaire, 4 postes en plus sont attribués au Loir-et-Cher. L’effectif, à la rentrée 2008, est donc passé à 1592,5 postes. Où sont donc passés les sept postes manquants ? Stéphane Ricordeau pense les avoir retrouvés. Dans les chiffres de janvier 2010 apparaît une ligne, inexistante auparavant, mentionnant une « marge » de 7,25 postes. "Un scandale" Sur les douze postes mentionnés le secrétaire départemental de la FSU, il en reste encore cinq : il s’agirait en fait de cinq postes de RASED (les réseaux d’aides aux élèves en difficulté) déjà existants dans le département, et qui figurent toutefois dans la colonne des ouvertures de postes pour la rentrée 2010.
L'Inspecteur d'académie garantit en tout cas que "ces postes, soi-disant volés, seront bel et bien affectés quelque part en Loir-et-Cher. Si vraiment on se trouvait avec un ou deux postes supplémentaires, ils seraient alors affectés au remplacement, qui a bien besoin de soutien. On se laisse chaque année cette marge de manoeuvre, qui nous permet de revoir notre copie au cours de l'élaboration de la carte scolaire." Stéphane Ricordeau, de son côté, crie au "scandale" et au "vol qualifié", en demandant "la restitution immédiate de ces emplois". Quant au dossier dans lequel figure tous les chiffres avancés, il vient d’être envoyé à l’ensemble des membres du CDEN, le conseil départemental de l’Education nationale, mais aussi aux sénateurs et députés du Loir-et-Cher. Michèle Colombel |