
| ''ALERTE AU FEU DANS L'ÉDUCATION''
C'est la thématique du mode d'action retenu par les syndicats enseignants en Loir-et-Cher à la veille de la journée de grève nationale et interprofessionnelle du 23 mars prochain.
Nouvelle gouvernance des établissements, réforme de la formation des maîtres, dotations horaires et moyens en baisse... Pour les enseignants, la coupe est pleine, et au delà de la protestation et de la colère, ils font part de leur mal-être. "Avec ces bouleversements, beaucoup de collègues sentent que leur métier est dénaturé et dévalorisé, et il existe une grande souffrance", explique Yvon Chéry, le secrétaire départemental du SNES/FSU, le principal syndicat du second degré. La grève nationale de ce vendredi a été relayée en Loir-et-Cher. Plus de 40% des enseignants des collèges et des lycées auraient répondu à l’appel à la grève selon les syndicats. Ils seraient seulement 18% selon l’Education Nationale. Dans la matinée, les représentants du SNES/FSU, de SUD Education et de FO se sont retrouvés en assemblée générale à Blois pour faire le point sur le mode d'action à déployer pour dénoncer cette situation.
Ce jour là, entre 10h00 et 11h00, les professeurs feront descendre les élèves dans la cour à la manière d'une alerte incendie (sans tout de même déclencher la sirène!). "Nous lirons un texte aux élèves et nous leur expliquerons la situation, indique le syndicaliste du SNES, et chaque établissement pourra décliner sa propre situation". Cette action se déroulera la veille de la journée de grève nationale interprofessionnelle du mardi 23 mars, à laquelle, bien entendu, les enseignants se joindront. Nicolas Terrien Vendredi 12 mars 2010 |