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Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
Loading Il faut deux heures aux agents de l'Equipement pour monter la longue bouchure de la Porte Wilson. Une fois disposée (ainsi que les 53 autres bouchures), le quartier est bouclé!
SE PRÉMUNIR EN CAS DE CRUE
Une démonstration peu banale a animé l'avenue Wilson jeudi, en début d'après-midi. Une bouchure anti-crue a été montée en travers de la chaussée.

Il s’agissait d’inaugurer le chantier de modernisation des 54 bouchures des digues de Loire de l’Agglomération blaisoise. Elles remplacent les bouchures en bois qui dataient de 1907! En cas de crue, les voies de communication doivent être bouchées pour assurer la continuité de protection de la digue contre les inondations.


Grâce à ces travaux, ce sont 2 000 logements, soit 5 000 habitants de la rive gauche, qui se retrouvent protégés. "C'est un système de fermeture démontable qui reprend le principe des bouchures en bois", explique Hervé Baron, le chef du service risques et gestion de crises à la DDEA 41 (Direction départemental de l’équipement et de l’agriculture). "Grâce à ces nouvelles poutres profilées en métal, l'étanchéité est parfaite".


L'opération est suivie avec intérêt par Agglopolys dont le projet de remise en service du déversoir de la Bouillie à l’horizon 2018 se poursuit. "Nous reconstituons le déversoir naturel de la Loire, mais pour qu'il soit efficace, il faut que le reste du quartier soit protégé", souligne Christophe Degruelle, le Président d’Agglopolys. Les acquisitions des maisons situées sur la ZAD se poursuivent, et il reste encore une quarantaine de familles à accompagner dans cette délicate opération.


Car il existe un risque majeur dans le quartier. Les spécialistes sont formels. Si les dernières crues remontent à 1856 (1,30 mètre Porte Wilson) et à 1907 (30 centimètres au même endroit), il n’est pas exclu que le phénomène se reproduise. On en ignore le moment et l'ampleur, mais il s'agit d'assurer une cohérence dans la défense contre les eaux en crue du fleuve royal.

"Aujourd'hui, nous avons un dispositif modernisé qui nous permet d'intervenir plus rapidement dès que la crue est annoncée, explique Hervé Baron, un plan de gestion de crise se met en place, mais nos équipes interviennent en amont". Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan « Loire Grandeur Nature », et a bénéficié d’un cofinancement de l’Etat, de la Région et du Département pour plus de 500 000 euros.


Nicolas Terrien

Jeudi 29 octobre 2009

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