Erreur javascript
Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur. 
 Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant  ici.
Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
Loading Quatorze containers pour l'instant...mais peut-être 150 à terme.
JAUNE POUR LE PLASTIQUE, BLEU POUR LE PAPIER : LE CONTAINER NOUVEAU EST ARRIVÉ
C'est une opération-pilote : pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets et permettre le tri sélectif, quatorze containers enterrés ont été installés entre les rues Charcot et Colomb à Blois.

Il y avait longtemps que Zelia n'avait pas fait parler d'elle. La petite abeille, symbole des actions de développement durable de l'agglomération blésoise, signe son grand retour avec le container enterré.

Quatorze nouvelles bornes, huit pour les ordures ménagères, six pour les déchets recyclables, installées en plein coeur des quartiers Nord de Blois : c'est beau, c'est propre, c'est écolo, "et même ludique !" ajoute Catherine, qui habite la rue Charcot depuis 1992, "car maintenant c'est un jeu pour les enfants de descendre les bouteilles usagées !"
Mais derrière cet aspect ludique se cache un problème bien réel : celui de la collecte des ordures en Z.U.S, zone urbaine sensible.

Esthétique

Dépôts sauvages de déchets, poubelles qui débordent, vide-ordures insalubres : autant de désagréments récurrents pour les habitants des quartiers Nord, qui voient l'arrivée de ces nouveaux containers d'un oeil satisfait. "On n'a plus d'odeurs désagréables", note Catherine. "Et maintenant, c'est agréable de se mettre au balcon. On n'a plus la vue sur des déchets comme avant." Pour Christophe Degruelle, le président d'Agglopolys, "la reconquête des quartiers Nord passe aussi par l'esthétique." Beauté, mais aussi sécurité : avec ces nouveaux containers, exit les feux de poubelles.
Mieux encore, ces bornes sont "une modification de culture du mode des gestion des déchets", selon Christian Mary, vice-président d'Agglopolys en charge du développement durable, "et c'est pourquoi ça ne peut être qu'expérimental", poursuit-il. "Le coût d'un container est assez élevé, alors cette solution ne pourra pas être mise en place partout. C'est toujours l'éternel dilemme entre le tri sélectif en porte à porte et l'apport volontaire, comme ici. On ne collecte pas les déchets dans ces immeubles comme on les collecte à Cheverny."

Pédagogie

L'apport volontaire reste donc la solution choisie pour la rue Charcot. Et à terme, ce sont près de 150 bornes qui pourraient être mises en place dans le cadre du P.R.U, le plan de rénovation urbaine. Mais, comme son nom l'indique, ce nouveau mode de collecte nécessite donc un changement de comportement individuel, qui passe aussi par la pédagogie.
"Les ambassadeurs du P.R.U ont rendu visite aux habitants de tous les immeubles concernés", explique Serge Poupart, directeur du service de collecte des déchets au sein d'Agglopolys. "Les gardiens ont également été formés, et chaque famille s'est vue remettre un sac de collecte et un guide des consignes de tri, avec différentes couleurs pour chaque type de déchets."

Alors, ce code couleur? "Le bleu, il me semble que c'est pour le plastique...non, le carton ! Et le vert...les bouteilles de shampoing, non?" Bon, Catherine a encore des progrès à faire, mais heureusement pour elle, son petit-fils Axel est là. "Il me dit ''Mamie, les bouteilles plastiques, c'est dans un sac, le carton c'est ailleurs, etc..."Les enfants connaissent mieux que nous les codes du tri sélectif. C'est leur génération !"

A chaque époque son code...et à chaque élection ses leçons? En ce lendemain d'élections européennes, les politiques n'ont cette fois-ci pas manqué de signaler l'apport de l'Europe au projet (50% du financement), et c'est peut-être ici que réside la vraie nouveauté.
 

Michèle Colombel

30 juin 2009

 Thème
 Mots clés
-
img img img img img img img img img img img img