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Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
Loading Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ici avec Rodolphe Delord, directeur du zoo-parc de Beauval.
BIODIVERSITÉ : L'AVENIR DE TOUS...
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie depuis janvier dernier, était en visite dans le Loir-et-Cher hier. Au programme la visite de l'étang de Marcilly-en-Gault appartenant au site Natura 2000 de Sologne, suivi du zoo-parc de Beauval.

Un passage initié par le député solognot Patrice Martin-Lalande, également président du comité de pilotage de Natura 2000 pour la Sologne. Le but : mettre en avant les perspectives écologiques pour 2010. Une année consacrée à la biodiversité comme l’a déclaré l’Organisation des Nations Unies.

Au cours de la journée, Chantal Jouanno a donc pu se rendre compte des aménagements effectués sur l’étang de Marcilly, et a salué le travail de collaboration nécessaire à ces chantiers. « Pendant des années, on a eu le tort de considérer que les différentes activités étaient incompatibles avec l’environnement, alors qu’en réalité on a besoin des chasseurs, des agriculteurs… ils connaissent bien les écosystèmes. Il n’y a que quelques excès qui posent des difficultés. La chasse, l’agriculture, et le respect de la biodiversité ne sont pas incompatibles, mais il y a des pratiques qui doivent évoluer. »

Un arrêt qui aura permis à la secrétaire d’Etat de faire le point sur les sites Natura 2000. Le réseau concerne les sites écologiques européens, dont l’objectif et de maintenir la biodiversité et de valoriser les territoires. L’occasion de signaler que « tout marche très bien » et de conclure qu’un parc naturel n’est pas incompatible avec un site Natura 2000.

Aussitôt après direction Beauval, et ses 4 000 animaux. Le site est l’exemple même du travail effectué entre les différents zoos européens en matière de coopération, d’échanges et de sauvegarde des espèces rares. Un travail reconnu tant sur le plan pédagogique, à destination du grand public, que dans la protection même des espèces animalières via la favorisation de naissances. « Le zoo de Beauval est très intéressant, parce que les métiers des parcs ont profondément évolué. Et aujourd’hui on nous a présenté des programmes de réintroduction, ces parcs ont un rôle majeur dans la lutte contre la disparition des espèces » a confié Chantal Jouanno.

Une visite en Sologne qui aura également eu comme but de faire parler de la biodiversité. L’un des enjeux de cette année spécifique est justement de faire prendre conscience au grand public les risques de la disparition des espèces. « Les trois quarts des écosystèmes sont menacés, on est sur un rythme de disparition mille fois supérieur au rythme naturel. Ce n’est pas un sujet annexe. Il faut que l’ensemble de la population considère que c’est un sujet populaire » explique Chantal Jouanno. Le problème à l’heure actuelle vient du manque d’information, de l’absence de pédagogie sur ces questions. « Rien que le terme de "biodiversité" ca ne parle pas. Si je dis on ne cultive plus que quelques espèces de maïs ou de blé, si une maladie arrivait, ce serait une véritable catastrophe. Là, ca parle. Il faut prendre des exemples concrets. Il nous manque des événements populaires. » D’où l’importance de l’année de la biodiversité, pour laquelle des actions de fond seront programmées, ainsi qu’une agence spécifique.

Audrey Hudebine

1er septembre 2009

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