L'hiver qui n'en finit pas et les passages répétés des saleuses sur les routes du département finissent par coûter cher au Conseil général : déjà 500 000 €, uniquement pour le sel.
"L'année dernière, nous étions arrivés à 4 000 tonnes de sel. Cette année, nous en sommes déjà à 6 000, et l'hiver n'est pas terminé !"
Pour Christian Viroulaud, le directeur des routes au Conseil général de Loir-et-Cher, le calcul est vite fait : si, lors d'un hiver normal, ce sont entre 2 000 et 3 000 tonnes de sel qui sont déversées sur les routes du département, il en aura déjà fallu le double cette saison depuis l'entrée en action des services de viabilité hivernale.
Et à 80 euros la tonne en moyenne, l'addition est pour le moins...salée : 480 000 euros, soit presque 300 000 euros de plus que pour un hiver classique.
"L'explication est double", complète Christian Viroulaud. "D'une part, il est vrai que les saleuses sont intervenues plus régulièrement cette année du fait des intempéries plus marquées. Mais nous avons également renforcé le dispositif de salage, en intervenant sur un réseau plus étendu."
Le réseau traité prioritairement est en effet passé de 1 000 à 2 000 kilomètres de voies, sans compter le réseau secondaire, traité en fonction des besoins par les 200 agents du service.
Rupture de stock
Les services de viabilité hivernale ont d'ailleurs failli connaître une rupture de stock, dans le courant du mois de janvier. "Nous avions commandé 4 000 tonnes de sel", raconte Christian Viroulaud, "mais du fait de retards à la livraison, nous n'avons eu, pendant plusieurs jours, qu'un stock minime d'une centaine de tonnes !" Soit à peine de quoi traiter le réseau prioritaire pour une seule intervention. "Heureusement pour nous, c'était en période d'accalmie !" ajoute le directeur des routes.
Et le printemps alors, c'est pour quand ? "Bientôt, j'espère !" plaisante-t-il. "Mais il nous arrive habituellement d'intervenir jusqu'aux premiers jours de mars."
Si une hirondelle ne fait pas le printemps, la sortie des saleuses, dont la dernière intervention remonte à ce mardi soir, annonce donc encore quelques jours de rigueur avant de voir, enfin, apparaître les premiers bourgeons.
Michèle Colombel
16 février 2010