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Les procédures rapides en hausse au Tribunal de Grande Instance de Blois

Magistrats du Siège et du Parquet ont tenu leur audience solennelle de rentrée lundi matin. L'activité 2016 de la juridiction aura encore été intense, avec une augmentation remarquée des réponses rapides aux justiciables.

Le but ? Traiter les affaires qui s’amoncellent et en réduire les délais de traitement. Si le procureur Frédéric Chevallier reconnaît qu’il n’y a pas besoin de magistrats supplémentaires à ce jour, "ces derniers ont besoins d’assistants !". Dans son réquisitoire, il a évoqué la hausse des comparutions immédiates (75 en 2016 contre 47 en 2015), ainsi que 270 personnes déferrées sans délai. La tendance est la même concernant les comparutions avec reconnaissance préalable de culpabilité (plaider coupable). "C’est une manière de répondre rapidement et efficacement", explique le procureur de la République, en pointant les cas où les recours sont les plus nombreux : les violences intrafamiliales, routières et contre les personnes dépositaires de l’autorité publique.

Une démarche qui implique aussi les magistrats, comme le confirme Denis Baillard, le président du TGI de Blois. "Nous adaptons la rapidité de la réponse à l’urgence de la situation, comme pour les violences conjugales, et c’est le rôle des chefs de juridiction que de prioriser les contentieux qui leurs sont soumis". Si bien qu’un auteur d’une infraction routière peut comparaître le jour même s’il reconnaît les faits, et à la Justice d’apporter une réponse immédiate, "lorsque l’infraction le justifie et pour éviter la récidive", précise Denis Baillard. Dans le même esprit, un service de médiation familial a été mis en place en novembre dernier pour traiter les dossiers où il est possible d’aboutir à un accord. "Sur 87 dossiers, 43 ont déjà bénéficié d’un accord, offrant ainsi une décision rapide aux justiciables".

Par Nicolas Terrien | Publié le 23/01/2017

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