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Jeudi, le haras national de Blois accueillait un concours régional d'élevage équin.
Près d’une centaine de juments et de poulains, présélectionnés lors de concours locaux, étaient ainsi jugés sur des critères de race et d’élégance, afin de participer ensuite au concours national de Saint-Lô, au mois d’octobre prochain. "Les critères sont ceux des grilles de protocole établis par les associations de race", précise Régis de Mieulle, président de l’Association des éleveurs Centre-Val de Loire et organisateur de ce concours. "Il y a d'abord le premier coup d'oeil, ce que l'on appelle "le look", puis les jurés regardent toute la partie avant, le corps, puis l'arrière de l'aniaml, mai sa locomotion et les amplombs, afin de savoir s'il se déplace bien dans l'axe. Enfin, on recherche aussi bien entendu de l'élégance."
Ca leur apprend le métier !
Une belle opportunité pour les éleveurs de la région, qui peuvent de cette manière jauger leurs chevaux, et espérer obtenir un prix. "On apprend aussi beaucoup au sujet des croisements" ajoute Laurent Depage, éleveur à Crouy-sur-Cosson, qui présentait ce jeudi sa jument Ligeria du Marois, accompagnée de son poulain Argail Hélauca. "Ca leur permet aussi de sortir de leur pré, et ça habitue les poulains à aller dans des camions, à voir du monde. Comme ce sont des futurs chevaux de concours, on peut dire que ça leur apprend le métier !"
Du beau spectacle
Pour le public présent au Haras, c’est aussi l’occasion de voir une sélection des plus beaux chevaux de la région. C’est ainsi que Guy et Nicole, voisins du haras, sont venus assister aux épreuves en compagnie de leur petit-fils Dorian. "Nous n'y connaissons pas grand-chose en terme d'élevage équin", reconnaît Guy, "mais le spectale vaut le coup d'oeil." Nicole de son côté, s'amuse du manque de docilité de certains poulains. "Tout à l'heure, l'un d'entre eux refusait obstinément de rentrer dans son box. Il a fait peur à notre petit-fils !"
Prochaine étape pour les juments et poulains sélectionnés : le concours national d’élevage de Saint-Lô, en octobre prochain.
Michèle Colombel
12 août 2010
© 2011