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Plus FM a organisé jeudi matin son deuxième grand débat dans le cadre des élections régionales. Morceaux choisis.
Sondages, tonalité de la campagne, agriculture, cinq candidats ont débattu sur l'antenne de Plus FM : Karine Gloanec-Maurin, tête de liste départementale du Parti Socialiste ; Claude Beaufils, numéro 3 sur la liste UMP/NC ; Stéphane Baudu, numéro 3 sur la liste du Modem ; Michel Chassier, tête de liste départementale du Front National et Thomas Prigent, numéro10 sur la liste Europe Ecologie. Morceaux choisis. Sondages : les jeux sont faits?
Thomas Prigent : Les sondages nous annoncent un relatif succès, mais malgré ce courant favorable, nous rencontrons sur le terrain une certaine indifférence de la part des gens. Ils ont leurs propres soucis et méconnaissent la région. Stéphane Baudu : Soyons prudents sur les sondages. Tout se joue dans les derniers jours, et c'est vrai que la mobilisation est très difficile. Les gens sont désabusés et ne comprennent pas le rôle de la région. C'est pour cela que nous effectuons un travail de pédagogie sur le terrain. Claude Beaufils : Les sondages me motivent, surtout que nous sommes porteurs d'un véritable projet! Mais je comprends que les gens se désintéressent des politiques. Ils ont confiance en leur maire, mais il existe une certaine défiance vis à vis des listes. Cela est dû au manque d'identité de la région. Michel Chassier : Notre objectif est de passer la barre des 10%, et nous y parviendrons ! Cependant, ce mode de scrutin, c'est la double peine pour nous, car nous ne trouvons pas de partenaires pour travailler avec nous, comme cela a été le cas en 1998. Campagne nationale ou régionale?
Michel Chassier : Il y a une dimension nationale dans ce scrutin, et nous appelons à condamner la politique menée par Nicolas Sarkozy. Après tout, c'est lui qui a voulu en faire un enjeu national avant de se raviser en voyant le vent tourner. Thomas Prigent : Une fois de plus, ce sont les personnes qui sont mises en avant, non les idées. Trop personnaliser le débat autour de figures nationales fausse la donne. Il faut parler programmes! Concernant les chiffres, il faut sortir progressivement de la logique de concurrence entre territoires et développer la coopération entre régions.
Karine Gloanec-Maurin : Sur le terrain, nous tendons vers un équilibre entre satisfaction vis à vis de l'action de la région et dénonciation de la politique nationale, même s'il est certain que l'action de la région doit être mieux connue des citoyens. Agriculture : que peut faire la région? Karine Gloanec-Maurin : C'est une question qui nous préoccupe. La région est engagée dans le soutien aux filières. Treize millions d'euros ont été consacrés à l'agriculture à travers toutes les interventions. Nous rencontrons les agriculteurs, et nous venons de voter deux millions d'aides. On nous reproche souvent de tarder à réagir... Certes, c'est une décision qui intervient en ce moment, mais la crise continue pendant la campagne.
Claude Beaufils : Lorsque l'on entend cela, on se demande quel est le projet de la gauche pour l'agriculture! On ne peut pas basculer une exploitation en bio du jour au lendemain. Toutes les filières souffrent malgré les efforts de modernisation de ces dernières décennies. Le bilan de la gauche, C'est six millions d'aides directes, et la région est trop lente à réagir. Stéphane Baudu : Il est choquant de voir intervenir les départements et les régions dans ce domaine alors que c'est à l'Etat de le faire. Sur le bio, nous partageons l'approche d'Europe Ecologie, mais l'objectif de 20% en 2020 prendra du temps. En attendant, il faut développer les circuits courts dans les territoires.
Nicolas Terrien Jeudi 4 mars 2010 Ecouter ou réécouter l'émission : rubrique podcast |