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Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
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Loading De gauche à droite : Karine Gloanec-Maurin, Thomas Prigent, Stéphane Baudu, Claude Beaufils et Michel Chassier au micro de Plus FM.
MIEUX VIVRE EN RÉGION CENTRE
Plus FM a organisé jeudi matin son deuxième grand débat dans le cadre des élections régionales. Morceaux choisis.

Sondages, tonalité de la campagne, agriculture, cinq candidats ont débattu sur l'antenne de Plus FM : Karine Gloanec-Maurin, tête de liste départementale du Parti Socialiste ; Claude Beaufils, numéro 3 sur la liste UMP/NC ; Stéphane Baudu, numéro 3 sur la liste du Modem ; Michel Chassier, tête de liste départementale du Front National et Thomas Prigent, numéro10 sur la liste Europe Ecologie. Morceaux choisis.

Sondages : les jeux sont faits?

Karine Gloanec-Maurin.Karine Gloanec-Maurin : Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sur les sondages, nous sommes à quelques jours du scrutin et nous restons mobilisés sur notre projet. Le Conseil Régional et ses actions ne sont pas assez connus. Cette région est vaste, elle a des atouts, et dès que l'on rentre dans le concret (les lycées, les transports...), les gens se remobilisent.
 

Thomas Prigent : Les sondages nous annoncent un relatif succès, mais malgré ce courant favorable, nous rencontrons sur le terrain une certaine indifférence de la part des gens. Ils ont leurs propres soucis et méconnaissent la région.

Stéphane Baudu : Soyons prudents sur les sondages. Tout se joue dans les derniers jours, et c'est vrai que la mobilisation est très difficile. Les gens sont désabusés et ne comprennent pas le rôle de la région. C'est pour cela que nous effectuons un travail de pédagogie sur le terrain.

Claude Beaufils : Les sondages me motivent, surtout que nous sommes porteurs d'un véritable projet! Mais je comprends que les gens se désintéressent des politiques. Ils ont confiance en leur maire, mais il existe une certaine défiance vis à vis des listes. Cela est dû au manque d'identité de la région.

Michel Chassier : Notre objectif est de passer la barre des 10%, et nous y parviendrons ! Cependant, ce mode de scrutin, c'est la double peine pour nous, car nous ne trouvons pas de partenaires pour travailler avec nous, comme cela a été le cas en 1998.

Campagne nationale ou régionale?

Claude Beaufils.Claude Beaufils : Le PS cherche constamment à masquer son manque d'ambition derrière l'épouvantail Sarkozy. Notre région est en décalage, notamment au niveau de l'emploi. Un chiffre : entre 2000 et 2008, nous sommes tombés parmi les cinq dernières régions en terme de richesse produite par habitant. Même si la région dépense beaucoup d'argent, les résultats ne sont pas là. Il n'y aura pas de développement, de "mieux vivre en région" sans création de richesses!

Michel Chassier : Il y a une dimension nationale dans ce scrutin, et nous appelons à condamner la politique menée par Nicolas Sarkozy. Après tout, c'est lui qui a voulu en faire un enjeu national avant de se raviser en voyant le vent tourner.

Thomas Prigent : Une fois de plus, ce sont les personnes qui sont mises en avant, non les idées. Trop personnaliser le débat autour de figures nationales fausse la donne. Il faut parler programmes! Concernant les chiffres, il faut sortir progressivement de la logique de concurrence entre territoires et développer la coopération entre régions.

Stéphane Baudu.Stéphane Baudu : L'impact national est évidemment fort. Les gens se positionnent en fonction de partis ou de personnes. Il ne faut pas que la politique régionale soit un palliatif à ce que l'Etat ne fait pas ou ne fait plus!

Karine Gloanec-Maurin : Sur le terrain, nous tendons vers un équilibre entre satisfaction vis à vis de l'action de la région et dénonciation de la politique nationale, même s'il est certain que l'action de la région doit être mieux connue des citoyens.

Agriculture : que peut faire la région?

Karine Gloanec-Maurin : C'est une question qui nous préoccupe. La région est engagée dans le soutien aux filières. Treize millions d'euros ont été consacrés à l'agriculture à travers toutes les interventions. Nous rencontrons les agriculteurs, et nous venons de voter deux millions d'aides. On nous reproche souvent de tarder à réagir... Certes, c'est une décision qui intervient en ce moment, mais la crise continue pendant la campagne.

Thomas Prigent.Thomas Prigent : La PAC a conduit vers une agriculture productiviste. L'agriculture biologique est une alternative sérieuse et durable. Nous voulons mettre en place un plan de soutien à la conversion en bio des exploitations avec un objectif : 20% d'exploitations bio en région Centre d'ici 2020.

Claude Beaufils : Lorsque l'on entend cela, on se demande quel est le projet de la gauche pour l'agriculture! On ne peut pas basculer une exploitation en bio du jour au lendemain. Toutes les filières souffrent malgré les efforts de modernisation de ces dernières décennies. Le bilan de la gauche, C'est six millions d'aides directes, et la région est trop lente à réagir.

Stéphane Baudu : Il est choquant de voir intervenir les départements et les régions dans ce domaine alors que c'est à l'Etat de le faire. Sur le bio, nous partageons l'approche d'Europe Ecologie, mais l'objectif de 20% en 2020 prendra du temps. En attendant, il faut développer les circuits courts dans les territoires.

Michel ChassierMichel Chassier : Notre tête de liste est agriculteur, et je tiens à préciser que le vote FN est biocompatible! Cette situation est liée aux cours mondiaux. Mes quatre adversaires sont partisans de l'Europe qui ne défend pas l'agriculture. Il n'y a pas de solution sans indépendance nationale. La région ne peut plus que faire de l'accompagnement.

Nicolas Terrien

Jeudi 4 mars 2010

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