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La remise de l'ordre national du Mérite à Monique Gibotteau par Roselyne Bachelot, trois ans après son décernement et deux mois avant les cantonales, interroge le PS de Loir-et-Cher. Coïncidence ou choix délibéré?
Vendredi, Monique Gibotteau, vice-présidente du Conseil général chargée de la solidarité et de l’action sociale s’est vue remettre l’ordre national du Mérite par Roselyne Bachelot-Narquin, la Ministre des solidarités et de la Cohésion Sociale. La cérémonie a réuni 400 personnes au Minotaure de Vendôme, à deux mois des élections cantonales dans lesquelles la récipiendaire est candidate à sa propre succession sur Vendôme II. Pour le Parti Socialiste de Loir-et-Cher, pas de doute, la campagne est lancée, d’autant que la médaille lui a été décernée en 2008. "Est-ce un hasard que d'organiser la remise officielle d'une distinction décernée en 2008 à moins de trois mois du premier tour des élections cantonales?" s'interroge Pascal Usseglio, le premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste de Loir-et-Cher.
"Ceux qui s'interrogent doivent comprendre que cette médaille ne changera rien à mon action, répond Monique Gibotteau, évidemment, tout peut-être interprété comme un acte électoral, mais je travaille aujourd'hui tout à fait normalement, et lorsque la campagne sera lancée, je vous le ferais savoir". Pour le PS en tout cas, elle est belle et bien lancée sur le vendômois.
De son côté, le Ministre et président du Conseil général goûte peu la polémique et dénonce un acte "ridicule et minable, c'est une cérémonie républicaine, cela n'a rien a voir avec les élections cantonales, tonne Maurice Leroy, Jack Lang nous manque beaucoup en Loir-et-Cher" indique t-il en pointant le premier fédéral du PS, qui lui s’interroge sur la prise en charge des dépenses de la cérémonie. "Est-elle prise en charge directement par la candidate? Par le Conseil général? Par l'Etat?" questionne Pascal Usseglio. "Je n'ai pas à répondre à cette question, c'est une polémique politicienne stérile" répond Maurice Leroy.
Nicolas Terrien
© 2011