Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur.
Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant ici.
Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur.
Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant ici.
En marge de la journée du Loir-et-Cher sur le Salon de l'Agriculture, l'eurodéputée écologiste a parcouru le département du nord au sud ce lundi. L'occasion aussi pour les candidats aux cantonales de lancer officiellement leur campagne.
Après une première visite d'exploitation de vaches laitières à Sargé-sur-Braye, Eva Joly s'est rendue lundi matin sur le site des Jardins de Cocagne à Blois pour un échange avec les responsables de l'association Bio Solidaire et les employés en réinsertion qui travaillent à la culture des légumes. "L'utilité de ce type de structure s'accroit en raison de l'augmentation de la précarité", commente Eva Joly en se disant sensible aux difficultés que connaissent actuellement les Jardins de Cocagne.
En effet, à l'heure où l'on parle à longueur de temps du développement des filières courtes, de la promotion de l'agriculture biologique et de l'occupation de terres agricoles périurbaines, l'entreprise maraîchère d'insertion par l'activité économique est inquiète. "Les règlements relatifs aux contrats aidés évoluent sans cesse et sans aucune garantie de maintien, déplore Chantal Clairo, la directrice des Jardins de Cocagne, les personnes qui arrivent chez nous ne sont pas ou peu qualifiées, et souvent éloignées de l'emploi depuis longtemps".
C'est le cas de Jessica. Avant d'intégrer la structure d'insertion il y a dix-huit mois, la jeune femme est restée trois ans sans emploi. "Je suis toujours au RSA, je veux travailler, avoir une formation qualifiante", témoigne t-elle devant l'eurodéputée. "Nous sentons ici les effets des choix budgétaires du gouvernement, avec d'un côté l'éventuelle suppression de l'ISF et de l'autre la forte diminution des contrats aidés très utiles à l'Education Nationale et aux entreprises de réinsertion", indique la candidate à la candidature écologiste à la présidentielle de 2012 en renouvelant ses encouragements au développement de l'agriculture biologique. "Eva Joly nous a beaucoup écouté, elle semble au fait de notre activité, d'autant que nous accueillons parfois des personnes en détention", commente Chantal Clairo.
Soutien aux candidats d'Europe Ecologie/Les Verts
Tous les candidats aux élections cantonales de mars prochain ont profité de la venue d'Eva Joly en Loir-et-Cher pour lancer officiellement leur campagne. "C'est intéressant de démarrer cette campagne sur le thème de l'agriculture et de mettre en lumière les enjeux de cette filière, notamment sociaux, à l'image de ce qui se fait aux Jardins de Cocagne", souligne Thomas Prigent, candidat sur Blois II et porte-parole départemental d'Europe Ecologie/Les Verts.
Cependant, la campagne a du mal à intéresser les électeurs. "C'est vrai que l'abstention est une crainte réelle dans ce type de scrutin, explique Eva Joly, pourtant, la transformation écologique de la société commence dans les départements au regard de leurs compétences".
Nicolas Terrien
© 2011