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Après la réunion de la CDCI jeudi après-midi, un certain nombre de membres de celle-ci ont fait part de leurs sentiments quant à la nouvelle carte qui servira de base aux débats dans les Conseils municipaux dans les mois à venir..
Nicolas Basselier, préfet de Loir-et-Cher : « Un certain nombre de rapprochements sont proposés pour répondre à des objectifs législatifs, tels que la suppression des discontinuités et enclaves territoriales, d’autres pour faire en sorte qu’il n’y ait plus de communautés en-dessous des 5.000 habitants et d’autres visent à permettre à des communautés de communes d’atteindre une taille critique, de renforcer leur solidarité financière et de se donner des nouveaux atouts pour leur développement ».
Maurice Leroy, président du Conseil général de Loir-et-Cher : « C’est un travail important qui s’engage, c’est l’avenir du développement de tous nos territoires qui doit se faire dans un équilibre et dont je tiens toujours à être le garant au plan du département. Maintenant, ce sont aux maires, aux conseils municipaux et aux intercommunalités de s’exprimer et de décider ».
Catherine Lockhart, maire de Vendôme et présidente de la Communauté du Pays de Vendôme : « La proposition est très proche de celle que je porte, sans être tout à fait la même. Je me pose des questions par rapport au Haut Vendômois, la Communauté de communes de Morée. Une grande partie de celle-ci est tournée sur le bassin de vie de Vendôme et l’autre est tournée davantage vers l’Eure-et-Loir, mais on ne peut pas découper les territoires alors il faudra choisir. Sur Beauce et Gâtine, c’est la même chose, certaines communes sont complètement dans le bassin de vie et d’autres le sont davantage vers Blois ou Montoire. Pour moi, il y a donc des petits ajustements à faire ».
Bernard Pillefer, maire de Fréteval et président de la Communauté de communes du Haut Vendômois : « Chacun doit s’approprier cette notion de regroupement dans l’intercommunalité. Si regroupement il doit y avoir, un mariage voulu est préférable à un mariage forcé, ce qui nécessite de prendre en compte le fait que nous soyons sur des raisonnements de bassins de vie et d’emploi et non pas de découpage de territoires uniquement pour du découpage. Dans le Haut Vendômois, nous sommes à la fois dans le bassin de vie de Vendôme, mais également attirés vers Blois et l’Eure-et-Loir, donc nos administrés doivent trouver de la cohérence dans les propositions d’aménagement et de découpage de la nouvelle intercommunalité ».
Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, la Communauté d’agglomération de Blois : « Nous passerions à 48 communes au lieu de 26, mais la loi a prévu une nouvelle répartition des sièges : aujourd’hui nous sommes 87 conseillers communautaires, si le périmètre retenu est celui-ci, il y aurait une petite augmentation du nombre de conseillers, mais nous resterions dans un cas de figure que nous connaissons actuellement. Si l’agglomération s’étend davantage au nord de la Loire, cela permettrait d’avoir un aménagement de l’espace plus harmonieux, de favoriser des politiques de l’habitat plus ambitieuses et d’avoir une bonne gestion des déplacements. Passer le cap des 100.000 habitants serait important pour avoir une vraie légitimité et être en quelques sortes le moteur du département ».
Jeanny Lorgeoux, maire de Romorantin-Lanthenay et président de la Communauté de communes du Romorantinais et du Monestois : « Les propositions qui sont faites au sud ne me conviennent pas parce qu’elles ne me semblent pas correspondre aux critères énoncés par la loi. On laisse d’un côté le controis seul dans son splendide et riche isolement, alors que de l’autre côté, on ne donne pas suite à la volonté de Montrichard de satisfaire sa spécificité et qu’on met le sellois dans une position d’exclusion par rapport à Romorantin, ce qui me parait aller contre la notion de bassin de vie ».
Jean-Luc Brault, maire de Contres et président de la Communauté de communes du Controis : « Thenay souhaite venir avec nous et nous sommes d’accord, la même chose pour Soings-en-Sologne, mais nous ne sommes pas allés chercher ni Thenay à Montrichard ni Soings à Selles-sur-Cher, ils font le choix eux-mêmes ».
Jean Lhoste, maire de Saint-Georges-sur-Cher : « Dans le canton de Montrichard, nous nous serions bien vu continuer seuls puisque nous sommes 15.000 habitants avec une richesse raisonnable et un bassin de vie plutôt cohérent, à l’exception de Chaumont-sur-Loire qui partirait plus vers l’agglomération de Blois. Si nous devons nous agrandir, nous pouvons fusionner avec Saint-Aignan. Or, le projet propose la fusion des 3 communautés de communes dont celle de Selles-sur-Cher, ce qui représente un territoire de 70 kilomètres de long, strictement rural, sans aucune ville-centre, avec plus de 40.000 habitants et là, nous perdons toute notion de proximité ».
Yves Ménager, maire de Châteauvieux et président de l’association des maires ruraux de Loir-et-Cher : « Le problème essentiel est celui des périmètres, il ne faut pas pour le moment s’embarrasser du problème des compétences. Cependant, il y a un certain nombre de points où il existe des désaccords. D’autres solutions sont également à envisager, comme le rapprochement avec des communautés de communes des départements voisins. Nous pouvons par exemple nous interroger sur l’intérêt d’une communauté de communes comme Cher/Sologne avec le Pays de Valençay, ou encore l’attraction de la communauté du Cher à la Loire avec celle de Bléré, parce que la vie dépasse la frontière des départements ».
Propos recueillis par Cindy Anjorand et Nicolas Terrien
© 2011