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Les gestionnaires régionaux des fonds européens se sont retrouvés à Blois lundi pour dresser le bilan à mi-parcours du fléchage de ces aides sur le territoire de la région.
Injustement méconnus du grand public, les fonds européens apportent pourtant des bénéfices concrets sur le territoire. Qu'ils soient FEDER (Fonds européen pour le développement régional), FSE (Fonds social européen) ou FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural), ce sont quelques 550 millions d'euros de crédits de l'UE qui sont dévolus à la région pour la période 2007/2013. "A mi-parcours, nous avons engagé un peu moins de la moitié des crédits alloués par l'Europe", expose Michel Camux, le préfet de la Région Centre, soit 250 millions d'euros.
Mais les demandes continuent d'affluer à la Région, la collectivité qui gère directement les dispositifs FEDER et FSE. "Au regard de notre compétence de développement économique, nous avons fait le choix de prioriser les actions de recherche et d'innovation des entreprises", expose Karine Gloanec-Maurin, vice-présidente du Conseil régional chargé de l'Europe, des aides européennes et de l'interrégionalité. C'est ainsi qu'à ce jour, 608 projets ont été soutenus au titre du FEDER et 1 516 pour le FSE.
Outre l'économie et les PME, les fonds européens peuvent accompagner des projets environnementaux, à l'image de cette initiative qu'a lancé Valdem en 2007 : le syndicat de collecte et de valorisation des déchets du Vendômois diffuse des gobelets réutilisables prêtés aux associations qui le souhaitent. S'ils venaient d'Espagne au début, une entreprise vendômoise s'est lancée dans leur fabrication afin de répondre aux demandes croissantes. C'est ainsi que Valdem a bénéficié de près de 21 000 euros au titre du FEADER, soit 55% du coût total de l'initiative.
Une autre initiative a particulièrement séduit les congressistes réunis à la Halle-aux-Grains lundi matin. Le blésois Mesut Kurt a présenté son auto-école sociale à statut associatif "Apprendre à conduire pour conduire sa vie". "C'est un lieu de formation, d'échange, d'écoute et d'accès à la citoyenneté avec l'obtention du permis de conduire", résume son directeur. L'AE-ACCV prend en charge 45 personnes et une vingtaine de stagiaires par an envoyés par des services de l'Etat et des collectivités ou des partenaires sociaux ou éducatifs. "Ils trouvent chez nous un accompagnement et un suivi qu'ils ne trouveraient pas forcement dans les auto-écoles traditionnelles". Pour s'ouvrir davantage aux adultes en difficulté, Mesut Kurt a pu bénéficier de plus de 18 000 euros de fonds FSE pour soutenir l'emploi (83% du budget). "Le permis n'est pas une fin en soi, mais c'est un pas sérieux vers un emploi durable".
D'autres témoignages de bénéficiaires de fonds européens se sont succédés durant la matinée. La plupart souhaiteraient une simplification dans la constitution du dossier de demande d'aides. "C'est pour cela que la Région Centre, au même titre que d'autres régions d'Europe, demande la gestion globale des fonds à partir de 2014", indique Karine Gloanec-Maurin.
Nicolas Terrien
© 2011