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Son président, François Bonneau, a tenu mercredi à Orléans son traditionnel point presse de rentrée pour évoquer les temps forts de ce début septembre, tant sur le terrain scolaire que politique. Interview.
Plus FM : Les lycéens et les apprentis s'apprêtent à rentrer. Dans le cadre de vos compétences à leur encontre, quelles sont les nouveautés notables pour cette rentrée 2011?
François Bonneau : Nous allons d'abord augmenter notre soutien à la souscription d'une mutuelle pour les étudiants. Trop de jeunes n'ont pas accès aux soins. C'est inacceptable. Par ailleurs, nous allons lancer un dispositif de prévention santé qui sera à l'ordre du jour de notre session de septembre. En parallèle, plus de 500 000 euros seront mobilisés pour l'intervention sociale en direction des lycéens. Il s'agit d'aider les familles à financer l'internat ou la restauration scolaire en complément des interventions de l'Etat. Nous allons également mettre en place un dispositif de lutte contre le décrochage scolaire dans tous les lycées de la Région, en lien avec l'Etat.
A l'inverse, y a t-il des dispositifs qui disparaissent?
Non. Les enveloppes sont stabilisées. Par exemple, 7 000 jeunes bénéficient de "Trans Europe Centre", mais nous prenons garde à ce que ce dispositif ne devienne pas inflationniste, car notre budget est contraint. Concernant "Radio Lycée", six établissements par an en bénéficient, mais cette année, nous resserrons la jauge en visitant quatre ou cinq établissements. Malgré cela, l'éducation dans son ensemble reste notre priorité. D'ailleurs, nous allons élaborer un schéma régional de l'enseignement supérieur, car nous souhaitons augmenter le nombre d'étudiants dans la région.
Vous avez participé à l'université d'été du PS à La Rochelle, vous faites partie de la garde rapprochée de Martine Aubry qui reste derrière François Hollande dans les intentions de vote lors de la primaire... Cela vous inquiète t-il?
Non. François Hollande a commencé sa campagne il y a un an, et Martine Aubry il y a seulement un mois. Nous sommes aujourd'hui dans des rapports qui sont à peu près équilibrés. C'est une campagne qui porte sur le projet des socialistes et il s'agit de désigner celui ou celle qui le porte le mieux. Il faut absolument régler le problème de la dette que la droite nous laisse, mais il faut refuser la récession économique. Martine Aubry fait des propositions très claires afin que nous puissions investir dans la recherche et dans l'industrie, tout cela pour l'emploi! Ce sont des propositions telles que celle-ci qui vont orienter l'adhésion vers l'un ou l'autre lors de cette campagne des primaires.
Si Martine Aubry en ressort victorieuse, vous vous impliquerez encore davantage à ses côtés lors
de la campagne électorale?
Bien évidemment! J'accompagne Martine Aubry depuis longtemps, et les responsabilités qu'elle m'a confiées iront bien au-delà des primaires.
Le président Bonneau fait sa rentrée, et le principal de collège que vous êtes par ailleurs s'apprête à la faire. (François Bonneau est le principal du collège Robert Schuman d'Amilly dans le Loiret, ndlr). Comment conciliez-vous ces deux missions à l'aube d'une campagne présidentielle qui devrait vous mobiliser également?
Il existe deux types d'élus. Certains cumulent deux ou trois mandats, d'autres n'en ont qu'un seul. Je suis président de région, et je ne me consacre qu'à ce mandat. Par ailleurs, j'ai une activité professionnelle. Je suis en effet principal de collège, et je bénéficie des dérogations nécessaires qui me permettent de mener à bien mon mandat de président.
Et vous parvenez à mener ces deux missions de front?
Tout à fait! Dans mon collège, j'anime les réunions, je reçois les parents et les élèves, je travaille à l'élaboration des projets avec mes collaborateurs, et il est rare qu'il se passe une journée sans que je sois dans mon établissement. Ce n'est pas un établissement sans chef d'établissement. Evidemment, si je venais à prendre des responsabilités politiques qui occuperaient un temps plus important, la question de mon départ de cet établissement serait posée.
Propos recueillis par Nicolas Terrien.
© 2011