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Aucune modification n'a été apportée à la proposition préfectorale à l'occasion de cette réunion, mais des amendements pourraient la modifier si la CDCI les valident à la majorité des 2/3.

Intercommunalité : Les élus réclament le temps de la réflexion

Six mois après la présentation de la proposition de carte intercommunale par le préfet, les quarante membres de la Commission départementale de coopération intercommunale se sont retrouvés vendredi après-midi à Blois.

"La date du 31 décembre 2011 n'est qu'une étape", temporise le préfet, Nicolas Basselier devant les membres de la CDCI. "Il est préférable de se donner du temps afin de mûrir les réflexions et nous nous retrouverons mi-novembre". Entre-temps, les intercommunalités qui le souhaitent peuvent déposer des amendements au projet préfectoral. Ils devront être adoptés par une majorité des 2/3 de la commission afin d'être validés. "Nous avons encore trois mois devant nous".

Sur la question, les territoires sont plus au moins avancés. Agglopolys passe pour être la grande gagnante du projet de schéma aux yeux de beaucoup d'élus. "Christophe va payer son coup", ironise même le sénateur-maire de Romorantin Jeanny Lorgeoux. "En effet, le projet du préfet entérine l'aspect gagnant d'Agglopolys, reconnait Christophe Degruelle, le président de l'agglo qui va passer de 26 à 48 communes, c'est le fruit d'un travail sérieux, discret et efficace et j'espère que nous serons bien 48 à la fin de l'année".

Le sénateur Lorgeoux était très en verve à l'occasion de sa première sortie publique après son élection au palais du Luxembourg.La situation du Controis suscite quelques interrogations, notamment de la part de Jeanny Lorgeoux. "La question du départ de Soings-en-Sologne vers Contres n'est pas réglée", affirme le nouveau sénateur de Loir-et-Cher qui avait déjà eu maille à partir avec le maire de Contres sur le sujet en avril. "Thenay et Soings souhaitent nous rejoindre, pourquoi les en empêcher? s'insurge Jean-Luc Brault, si c'est comme cela, je m'opposerai à l'entrée de Chaumont et de Rilly dans Agglopolys!" De là à ce que les amendements pleuvent de part et d'autre...

Début septembre, la Communauté du Cher à la Loire autour de Montrichard a officialisé sa volonté de rapprochement avec Bléré/Val de Cher en Indre-et-Loire. Pourtant, Jean Lhoste a fait part des doutes qui hanteraient les élus du montrichardais quant à la viabilité du projet. "S'il n'est pas inconvenant de travailler avec Bléré, il convient de peser les avantages et les inconvénients de cette option", a expliqué le maire de Saint-Georges sur Cher devant la Commission. "Après cette position défensive que nous avons prise, nous avons besoin de temps pour en reparler entre nous, car nous ne sommes pas sûr de pouvoir démontrer la pertinence de ce projet". "Il faudrait en effet vous mettre d'accord, car nous avions compris que vous souhaitiez rejoindre Bléré", a lancé le rapporteur de la CDCI et maire de Marcilly-en-Gault Agnès Thibault.

Au nord du département, la Communauté du Haut-Vendômois autour de Morée rejette également la proposition préfectorale. "Nous souhaitons rester dans le périmètre initial, même si nous sentons les appels du pied du Perche-Vendômois, explique le président Bernard Pillefer, il s'agit d'abord d'élaborer un projet de territoire commun, et il nous faut du temps pour cela". La Communauté Val de Cher/Saint-Aignan est peu ou prou dans la même démarche. "Nous ne pouvons pas convaincre les communes qui ne veulent pas travailler avec nous de le faire, mais nous restons ouverts à toutes propositions de rapprochement", indique Yves Ménager, un de ses vice-présidents.

Le préfet Basselier a rappelé les règles en précisant que c'est aux élus de la CDCI de se prononcer sur le schéma final.Le temps! C'est le mot qui été sûrement le plus prononcé lors de cette réunion. "Le manque de temps est incontestablement une préoccupation partagée, mais il faut dédramatiser l'enjeu, même s'il est important, commente le préfet, il ne faut pas considérer que le 31 décembre est l'objectif ultime. Le schéma pourra être amendé à tous moment. Ce n'est qu'une étape dans un processus qui va se dérouler sur plusieurs décennies". C'est dit. Les territoires qui ne suscitent pas de débats particuliers fusionneront au 31 décembre. Pour les autres, le statu-quo pourrait prévaloir le temps de la réflexion. La CDCI a prévu de se réunir de nouveau le 18 novembre pour examiner les amendements qui seront déposés d'ici là...

Nicolas Terrien

Vendredi 07 octobre 2011
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