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Les 30 Conseillers généraux de Loir-et-Cher ont débattu des orientations budgétaires pour 2012 dans le contexte de crise que l'on connaît...
Comment se portent les finances départementales en cette période de tempête financière? C'est afin de répondre à cette préoccupation que le président Maurice Leroy a invité l'analyste des finances publiques Michel Klopfer à intervenir devant l'assemblée. L'objectif était de dresser un bilan rétrospectif de la gestion départementale depuis 2004 et de dégager des éléments plus prospectifs à l'horizon de trois ans.
Malgré le cadre très contraint (gel des dotations d'Etat, réforme fiscale qui réduit les marges de manoeuvre...), Michel Klopfer a relevé une gestion saine qui place le Loir-et-Cher dans le peloton de tête des départements de sa strate. "La situation est honorable et malgré la réduction de ses capacités financières, le Loir-et-Cher peut encore se fixer des objectifs de maintien de ses politiques". Nanti de la conclusion du célèbre consultant à la réputation d'indépendance indiscutée, Maurice Leroy a lancé les bases sur lesquelles devrait reposer le budget 2012. "Contention raisonnée de nos dépenses de fonctionnement, maintien de notre dynamique d'investissement à 53 millions d'euros et maîtrise de la dette", sans oublier le maintien des taux de fiscalité directe "pour la sixième année consécutive".
La prospective repose sur la maîtrise des charges de fonctionnement, mais aussi sur une stabilisation des droits de mutation. "Si l'un ou l'autre de ces deux paramètres n'était pas tenu, le Loir-et-Cher devra de nouveau remettre à plat ses capacités financières sous un jour moins favorable", explique Michel Klopfer. Pour 2012, le Département prévoit 28 millions d'euros de recettes, comme en 2011. "Compte tenu de la conjoncture économique, nous voulons rester prudents, conformément à l'hypothèse proposée par le Cabinet Klopfer", commente Maurice Leroy. Dans les rangs de l'opposition, Gilles Clément s'est dit "rassuré quant à la situation financière du département dans un contexte national qui a pourtant de quoi exacerber les inquiétudes". Le Chef de file du groupe Socialiste et Républicain "prend acte du satisfecit" en affirmant rester vigilant. Le budget primitif 2012 sera soumis au vote des élus départementaux le 5 décembre.
Nicolas Terrien
© 2011