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Les Conseillers municipaux se sont retrouvés autour de 45 délibérations mardi soir. L'essentiel des débats s'est concentré sur les orientations budgétaires pour 2012 et sur l'élection des conseillers communautaires dans l'agglomération étendue.
"Sérieux, engagement, ambition". C'est par ces trois mots que le maire résume les perspectives budgétaires pour l'an prochain. Elles affichent une relative stabilité, malgré une légère érosion des recettes due à la baisse des bases fiscales, "conséquence du PRU" selon Marc Gricourt, et aux 400 000 euros de recettes de stationnement transférés sur un budget annexe depuis la reprise en régie directe. Les dépenses affichent une augmentation de 0,14% (0,30% avec les intérêts de la dette). "C'est une hausse plus que modérée, explique le maire, nous poursuivons la maîtrise de nos dépenses dans le contexte que l'on connaît..."
L'encours de dette situé autour de 70 millions d'euros contre 67 en 2011. "Cela n'est pas dû à la hausse des dépenses, mais à la baisse de nos recettes. Dans ces trois millions d'euros qui seront empruntés, "il y aura 1,2 million d'acquisitions foncières destinées à préparer l'avenir. Cela ne part pas dans les dépenses de gestion". Ainsi, la capacité de désendettement de la ville sera de huit ans, "dans la moyenne des villes de la même strate".
Plus de 18 millions d'euros en investissement
Le montant d'investissements prévus en 2012 affiche 18,54 millions d'euros. "La maîtrise de nos dépenses permet à la ville de maintenir une bonne capacité d'investissement", indique Marc Gricourt. Les deux années de hausses successives de la fiscalité directe n'y sont pas étrangères non plus. "C'est ce que j'explique aux blésois qui m'entretiennent du sujet..." Que ces derniers soient rassurés, la municipalité opte pour la pause en 2012, "comme je m'y étais engagé l'an dernier".
Commentaires...
"Cela ressemble bigrement au budget 2011, décrit Jacques Chauvin (UMP et Apparentés), c'est copie conforme, aussi bien pour les dépenses que pour les recettes". "Ce qui m'inquiète, c'est notre épargne qui s'érode. Vous êtes au pied du mur, Cela préfigure des lendemains qui déchantent. Il faut une stratégie et une volonté politique partagées avec Agglopolys".
"On ne change pas une stratégie budgétaire qui marche", répond Marc Gricourt. Le budget primitif sera voté le 13 décembre prochain.
Les oubliés de l'abattement
En 2010, lors de la première augmentation de la fiscalité directe, la ville a souhaité mettre en place un système d'abattement spécifique de 5% en direction des foyers les plus modestes. A l'heure où les contribuables sont appelés à régler leur taxe d'habitation, certains se sont émus du montant auprès du maire. Certaines de ces personnes sont pourtant éligibles à cet abattement, ce qui n'a pas manqué d'étonner Marc Gricourt.
"La semaine dernière, un de mes agents m'a apporté la feuille d'imposition de sa mère", et là, surprise! La ligne des 5% d'abattement ne figure pas sur le formulaire. "J'ai immédiatement alerté les services fiscaux qui devraient rapidement régulariser les choses". En effet, ces derniers ont omis d'appliquer la décision municipale. Ainsi, 4 000 foyers vont recevoir une nouvelle feuille avec l'abattement spécifique qui atteint 60 euros en moyenne. "C'est une mesure de justice fiscale qui compense la hausse de la taxe d'habitation pour les foyers les plus modestes", rappelle le maire.
L'extension d'Agglopolys approuvée et une surprise à la clé...
Comme toutes les communes membres de l'Agglomération, la Ville de Blois a du se prononcer sur le périmètre à 48 communes (l'actuelle Agglopolys + la communauté Beauce Val-de-Cisse et les communes de Chaumont et de Rilly-sur-Loire), ainsi que sur les nouveaux statuts.
Ce qui aurait pu n'être qu'une simple formalité s'est révélé riche en surprises... En effet, l'élection des 36 délégués communautaires a été l'objet d'un surprenant rebondissement : le groupe d'opposition mené par Jacques Chauvin, composé de trois élus, a obtenu sept voix, à la surprise générale! Le problème, c'est que compte tenu de la règle de la proportionnelle, seuls 35 sièges sur 36 se sont retrouvés pourvus. Il a donc fallu procéder à un second vote pour désigner le nombre légal de représentants de la ville à Agglopolys. Après une suspension de séance de dix minutes, les deux oppositions ont décidé de présenter deux listes de trois noms (approuvées au final), malgré la proposition de Jacques Chauvin de présenter une liste commune...
Malgré cela, les commentaires sont favorables à la démarche. "Je salue l'action menée depuis dix ans par Jacqueline Gourault, Nicolas Perruchot et Christophe Degruelle" commente Jacques Chauvin dans une intervention très consensuelle. "J'ai toujours été en faveur de la présence de l'opposition au Conseil communautaire, précise Marc Gricourt, nous sommes tous satisfaits de cette évolution". De son côté, Christophe Degruelle salue "le respect de la parole donnée aux blésois en 2008. Nous promettions une majorité de projet, nous y sommes!" Blois était la dernière commune de l'Agglo à voter mardi soir. 47 communes sur 48 ont approuvé le projet préfectoral (hormis Cheverny), ce qui représente 99,09% de la population. A elle seule, la ville de Blois pèse 39% du Conseil d'agglomération. "Nous sommes enfin dans la moyenne nationale", se félicite le maire.
Laurianne Delaporte fait son entrée au Conseil communautaire
L'adjointe au maire chargée du logement a été désignée pour siéger au sein d'Agglopolys. Elle remplace Jean-Michel Bernabotto, récemment recruté comme directeur de cabinet de l'Agglomération. De par cette nouvelle fonction, il ne pouvait plus siéger au Conseil communautaire.
Une exposition alléchante
"Festins de la Renaissance" : Ce sera le thème de la nouvelle grande exposition 2012 au Château de Blois. Elle sera consacrée à l'alimentation et aux arts de la table à la cour de France et sonnera comme un écho au récent classement de la gastronomie française au patrimoine mondial de l'Unesco.
L'exposition se tiendra du 7 juillet au 21 octobre 2012 dans les salles habituelles. Le budget global s'élève à 255 000 euros et la ville vient de délibérer afin d'actionner le mécanisme des subventions en direction de l'Etat (DRAC), du Conseil régional et du Conseil général.
Nicolas Terrien
© 2011