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La Commission départementale de coopération intercommunale s'est réunie pour la 3ème fois vendredi après-midi à la préfecture à Blois.
Cette fois, il s’agissait d’examiner et de voter les amendements déposés par les communes et les communautés de communes par rapport au projet de nouvelle carte intercommunale présentée en avril par le préfet. Une douzaine d’amendements ont été adressés à la commission par les élus des territoires où les blocages sont toujours d’actualité.
Quelques éclats de voix, des prises à partie, des votes à bulletin secret ou à main levée selon les dispositions de chacun… Difficile pour les non-initiés de cerner les enjeux… Toujours est-il que l’on semble s’acheminer vers le statuquo sur les territoires sensibles malgré quelques ajustements à la marge. "Certes, certains débats ont été houleux, mais nous avons bien travaillé, commente Agnès Thibault, le rapporteur de la commission de coopération intercommunale, la situation est encore difficile sur certains territoires, mais les élus ont envie d'avancer et tout reste ouvert".
Parmi les points chauds, la situation du Vendômois où le dialogue a du mal à se nouer entre la communauté du Pays de Vendôme présidée par Catherine Lockhart et celle du Vendômois rural menée par Louis Fisseau. La première souhaite intégrer le territoire du second qui demande encore du temps, sauf que les amendements déposés par les deux ont été rejetés faute de majorité des 2/3 des membres de la commission… "Mon amendement était recevable alors que l'autre ne l'était pas", déplore Catherine Lockhart face à un Louis Fisseau qui évoque une tentative de "mariage forcé". "Il n'est pas question d'aller contre la loi, nous demandons seulement du temps pour travailler sur un projet commun". Pour le maire de Vendôme, "Le périmètre est une base de départ pour aller ensuite vers le projet de territoire".
La question du Controis a également suscité quelques tensions, notamment sur l’intégration de la commune de Soings-en-Sologne entre Jeanny Lorgeoux et le maire de Contres Jean-Luc Brault. Le Sénateur-maire de Romorantin s’est prononcé avec force en faveur du maintien de la commune dans le périmètre de Cher/Sologne autour de Selles-sur-Cher. "Si Soings part, Selles se retrouve en slip!" considère t-il.
Le maire de Contres, lui, a réaffirmé sa volonté de l’intégrer, conformément au vœu du conseil municipal de Soings, mais au final, la commune restera là où elle est actuellement, ce qui a été mal supporté par le maire Jean-Claude Badenier, présent dans le public et qui a claqué la salle très en colère… "Je comprends la déception de Soings, mais qu'ils sachent que nous restons prêts à les accueillir", commente Jean-Luc Brault. Ainsi, Contres laisse filer Soings, mais gagne Thenay.
Autre situation délicate, celle de la Communauté Beauce et Gâtine autour de Saint-Amand-Longpré, puisque cinq communes souhaitent la quitter : Villeromain, Villemardi, Selommes, Périgny et Huisseau-en-Beauce. "J'ai appris seulement aujourd'hui qu'elles ont déposé un amendement auprès du rapporteur", explique Serge Lepage, le président de l'intercommunalité. "Nous allons leur laisser la possibilité de nous quitter si elles le souhaitent, géographiquement, elles sont plus proches de Vendôme, mais que les choses ne soient pas faites dans notre dos".
La prochaine réunion de la CDCI se déroulera le 9 décembre. Initialement, tout devait être bouclé avant le 31 décembre... Qu'en sera t-il? "Honnêtement, je ne peux pas répondre, même les parlementaires ne le savent pas", répond Agnès Thibault. A suivre...
Nicolas Terrien
© 2011