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Le Conseil municipal de Blois s'est réuni mardi soir autour de 80 délibérations. L'ordre du jour était marqué par le vote du budget pour 2012.
Hormis quelques ajustements, les équilibres présentés dans ce budget 2012 sont les mêmes que ceux avancés lors du débat autour des orientations budgétaires du 15 novembre dernier. "Ce budget primitif a été construit avec pour objectif de dégager l'épargne la plus importante possible dans la perspective de réaliser tous les équipements et aménagements dont la ville a besoin", a déclaré Marc Gricourt avant de lancer la discussion.
Le budget de la ville s'élève à plus de 100 millions d'euros (76,3 M en fonctionnement et 28,2 M en investissement). L'objectif est toujours de maîtriser les dépenses gestion (le fonctionnement ordinaire de la collectivité) et de contenir la progression de la masse salariale à 1% (40 M d'euros, soit la moitié des recettes de fonctionnement) malgré une "hausse mécanique de 1,3% liée aux évolutions de carrière".
Outre les 6,5 M consacrés au remboursement de la dette, 18,5 M sont fléchés en investissement, notamment sur les opérations pluriannuelles que sont le PRU, le Grand Projet de Centre-ville ou le quartier Gare. Pour les financer, il s'agit de dégager de l'épargne. Au final l'épargne nette atteint 2,4 M. Le contribuable blésois, lui, bénéficiera d'une trêve fiscale en 2012, comme Marc Gricourt l'a confirmé le 15 novembre, mais pour atteindre ses objectifs, la ville aura recours à l'emprunt à hauteur de 9,8 millions d'euros. "Cet endettement supplémentaire en volume (+ 3 M d'euros, ndlr) ne détériorera pas notre capacité de désendettement qui est de huit années, ce qui reste dans la moyenne nationale de la strate", assure la maire.
"L'effet de ciseau que vous dites réglé reste à redouter", commente Jacques Chauvin (UMP et République Solidaire) qui s'inquiète de l'érosion de l'épargne de la ville. "Cela est davantage dû à la baisse des recettes qu'à la hausse des dépenses", explique Marc Gricourt en justifiant "une gestion rigoureuse". De son côté, l'opposition "Blois Avenir" de Michel Géant s'émeut du fort taux sur le foncier bâti, "32,02% contre 23,88% en moyenne comparable, ce qui est une des raisons qui explique que Blois perd des habitants".
Au final, les deux sensibilités d'oppositions se sont abstenues à l'heure du vote. Jacques Chauvin s'en explique. "Nous ne sommes pas d'accord sur la manière de poursuivre l'effort et nous contestons certains de vos choix". C’est pourquoi Marc Gricourt y va de sa proposition : "Réalisez un contre budget afin que nous puissions voir où vous feriez des coupes!" «Chiche!», répond le conseiller UMP, "à condition que l’on puisse travailler en toute transparence."
Nicolas Terrien
© 2011