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Le Conseil général de Loir-et-Cher est en session jusqu'à jeudi pour voter son budget 2012. Si le volontarisme fait l'unanimité lundi, qu'en sera t-il jeudi, à l'heure du vote?
L'analyse vaut le coup qu'on s'y arrête par les temps qui courent... "Notre situation fin 2011 s'avère un peu meilleure que prévu", a déclaré Maurice Leroy devant l'assemblée départementale. Les dotations d'Etat sont reconduites dans les mêmes conditions pour 2012, les prévisions sur les droits de mutation s'affichent au niveau le plus optimiste (28,5 M d'euros) et les recettes liées à la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est supérieure aux évaluations. "C'est pourquoi je propose d'augmenter nos dépenses d'investissement en les fixant à 54,2 M d'euros au lieu des 53 prévus aux orientations budgétaires", a indiqué le président.
La perspective de maintenir la commande publique en faveur des projets relatifs aux routes et aux collèges semble rencontrer un écho favorable jusque dans les rangs de l'opposition Socialiste et Républicaine. "Il y a un réel volontarisme dans les arbitrages budgétaires de ce budget 2012", a même déclaré le président du groupe, Gilles Clément. De quoi voter le budget de la majorité jeudi? A voir...
En effet, le socialiste perçoit un manque d'anticipation sur la situation économique qui peut encore se dégrader. "Je partage les mêmes inquiétudes, mais vous nous renvoyez à la situation nationale, voire internationale", a répondu Maurice Leroy en invitant l'opposition à lui faire des propositions lorsque cette dernière lui demande de "serrer les boulons" dans le fonctionnement. "Enrichissez-nous!", prie le président. Pour Gilles Clément, "On peut intervenir au niveau des moyens généraux, à l'heure où nous nous apercevons que de nouveaux postes de cadre supérieur apparaissent par rapport à l'an dernier, sont-ils justifiés? D'autre part, le développement durable peut-être abordé d'une autre manière. Il existe une stratégie sur les économies d'énergie dans les bâtiments neufs, rien sur l'existant or, c'est là qu'il y a des marges de manoeuvre à gagner".
Ces propositions seront débattues en commission. Dans la perspective du vote de jeudi, Maurice Leroy appelle les socialistes à aller au bout de leur logique. "Ce n'est pas un budget de gauche, de droite ou du centre, c'est un budget efficace, point barre!"
Nicolas Terrien
© 2011