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L'accord signé entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie/Les Verts quant à la fermeture des sites nucléaires de plus de 40 ans d'ici 2025 inquiète la majorité au Conseil général de Loir-et-Cher. Un voeu sur le sujet a été mis en débat jeudi.
La démarche émane de Patrice Martin-Lalande. Le député UMP et Conseiller général a profité de la session budgétaire du département pour déposer un vœu qui vise à s’opposer au projet de fermeture de la centrale de Saint-Laurent des Eaux. La perspective d’une fermeture du site mis en service en 1981 est présentée comme une catastrophe économique, sociale et financière, puisque près de 1 000 personnes y travaillent et que les collectivités locales perçoivent 30 millions d’euros d’impôts chaque année.
Une manière de mettre les élus socialistes du département devant leurs responsabilités selon Patrice Martin-Lalande. "Ce serait une catastrophe aussi grave que la fermeture de Matra Automobile, souligne l'élu au nom de la majorité, en plus des destructions massives d'emplois, les collectivités seraient privées des recettes fiscales du premier contributeur du Loir-et-Cher".
Gilles Clément (PS), dénonce un vœu de "circonstance électorale" en précisant que la position de François Hollande sur le sujet est "non au tout nucléaire", mais pas un arrêt du nucléaire. "Un nucléaire toujours plus sûr est nécessaire et il faut mettre en oeuvre les filières d'énergie renouvelable", justifie le Conseiller général élu sur le canton où se trouve la centrale. "De toute façon, il y aura un jour un "après Saint-Laurent", c'est à l'Autorité de Sûreté Nucléaire d'en décider, et le Conseil général n'a aucune légitimité en la matière".
De son côté, Patrice Martin-Lalande pointe "une curieuse censure" de la part du PS. "Quand il existe une menace sur l'emploi en Loir-et-Cher, nous sommes tous mobilisés, et quand il s'agit d'une décision prise par le Parti Socialiste, nous ne devrions rien dire?" Après une suspension de séance, le groupe PS a finalement décidé de ne pas prendre part au vote. Par conséquent, le voeu a été adopté... à l'unanimité.
Nicolas Terrien
© 2011