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Ses successeurs à la mairie de Blois et les personnalités politiques locales réagissent à la disparition de celui qui aura été maire de Blois de 1971 à 1989, mais aussi préfet et député de Loir-et-Cher.
Jack Lang, député PS, ancien maire de Blois : "Quand bien même la politique nous a parfois opposés, jamais nos relations personnelles n'en ont été affectées. Nous nous portions une estime réciproque. Pierre Sudreau fut un résistant exemplaire. Son courage physique se doublait d'un courage intellectuel à toute épreuve. C'est ainsi qu'il n'a pas craint de démissionner du gouvernement du général de Gaulle pour protester contre la décision de faire élire le président de la République au suffrage universel. C'était un homme de haute qualité morale qui force le respect".
Maurice Leroy, ministre de la Ville, président du Conseil général de Loir-et-Cher : "C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai appris, dimanche, le décès de Pierre Sudreau à 92 ans. Je tiens à présenter mes condoléances à sa famille et à exprimer ma tristesse suite à cette disparition. Avec Pierre Sudreau disparaît en effet une des dernières grandes figures du XXe siècle. Pierre Sudreau était un gaulliste aux convictions centristes affirmées, qui ne craignit jamais de faire valoir ses désaccords et d’en tirer toutes les conséquences. Député-maire de Blois, il laisse dans sa ville et dans ce département qu’il connaissait si profondément le souvenir et la marque d’une grande acuité de jugement et d’une grande rigueur. Il eut jusqu’à la fin le souci de témoigner des valeurs d’engagement au service du bien commun, de cette volonté indestructible de changer le monde qui habitait ceux qui refusèrent l’inacceptable".
François Bonneau, président PS de la Région Centre : "La mémoire de Pierre Sudreau est aujourd'hui saluée pour son parcours exceptionnel de résistant, de ministre et de Député-maire de Blois. Je tiens pour ma part à saluer également le Président de la Région Centre qu'il fut de 1976 à 1979, portant une préoccupation constante aux questions de l'emploi et demandant déjà pour les régions des moyens efficaces pour faire face à leurs missions. Il fut aussi l'auteur d'un rapport sur la réforme de l'entreprise qui ouvrit la voix aux «Lois Auroux» sur les droits des salariés. C'est un homme politique éminent de notre région qui vient de disparaitre, épris de liberté et mobilisé pour le bien public".
Marc Gricourt, maire de Blois : A titre personnel, c'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès de Pierre Sudreau. Juste après mon élection en 2008, il m'a invité à déjeuner à Paris, puis nous nous voyions régulièrement à raison de deux fois par an. Depuis, il est revenu à Blois à deux reprises, notamment pour l'inauguration du Mail qui porte son nom. J'ai découvert un homme qui inspire un grand respect au regard de son parcours personnel, un homme modéré, très respectueux des idées des autres, comme il l'a démontré lorsqu'il était maire de Blois. Régulièrement, je prenais de ses nouvelles. Il laissera une image importante à Blois, au-delà de son bilan sur lequel nous avions déjà discuté ensemble. C'est un grand monsieur que j'ai appris à connaître et auquel je me suis attaché.
Nicolas Perruchot, député et ancien maire de Blois (2001 - 2008) : Comme les blésois qui ont gardé une très belle image de lui, je suis attristé. C'était un grand résistant et une figure, non seulement pour notre département, mais pour la France. Il aura tant marqué l'histoire politique locale que nationale. Il avait gardé un grand attachement pour la ville de Blois et m'a jamais été revanchard. Pierre Sudreau est un exemple pour nous tous, j'ai beaucoup d'admiration pour lui et il restera dans nos mémoires. Dans ce moment douloureux, mes pensées vont à sa famille.
Bernard Valette, maire de Blois en 2000 : Je suis très ému de la disparition de Pierre Sudreau. Je n'oublierai jamais l'homme, son indépendance si singulière, ses convictions. Je n'oublierai jamais son histoire si forte et si lumineuse, et je n'oublierai jamais nos débats lors de la campagne des municipales de 1983, puis des six années constructives qui suivirent. Blois doit se souvenir du maire exceptionnel qu'il fut et du grand résistant qui fit honneur à la France.
Jacqueline Gourault, sénateur de Loir-et-Cher : Sa disparition m'inspire beaucoup de tristesse. La vie de Pierre Sudreau était liée à l'Histoire avec ses moments douloureux. Comme il l'a souvent montré, c'était aussi un homme de conviction. En 1962, il a décidé de ne pas suivre le général De Gaulle lors de la réforme constitutionnelle, et ainsi de démissionner du gouvernement. Je n'oublie pas l'homme qu'il a été pour Blois. Il a été l'homme qui a transformé la ville, que ce soit comme préfet, puis comme député maire.
© 2011