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Conseil départemental : "Nous tenons le choc et nous maintenons le cap"

L'assemblée départementale est en session cette semaine pour voter son budget 2017 dans un contexte où les baisses de recettes s'intensifient. Le département répond par l'investissement et la baisse des dépenses de fonctionnement, sans pour autant recourir à la hausse de la fiscalité comme en 2016.

La levée progressive des incertitudes budgétaires par l’Etat n’apporte pas que de bonnes nouvelles pour les départements, selon les données exposées en session d’ouverture des travaux lundi matin : une diminution inattendue de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP), soit 700 000 €, une quasi stabilité des bases du taux de foncier bâti – une perte sèche de 440 000 € - et une baisse de la taxe spéciales sur les conventions d’assurances (TSCA) qui fera perdre 2,8 M d’€ à la collectivité... "Au total, nous perdons 3,9 millions d’euros de recettes de fonctionnement en 2017, soit l’équivalent de cinq points de fiscalité", expose Maurice Leroy. En ajoutant la baisse des dotations déjà connue, le Conseil départemental accuse une perte d’épargne de dix millions par rapport à 2016.

Mais en 2017, pas question d’actionner le levier fiscal comme cette année. "Nous n’y toucherons plus", assure le président du Conseil départemental. C’est donc dans les dépenses de fonctionnement que la collectivité va tenter de compenser, "nous baissons de 0,3% nos dépenses de personnel", et par le recours à l’emprunt pour 35 millions d’euros pour honorer les engagements du plan d’actions "Loir-et-Cher 2021" et ses 50 M d’€ d’investissements pour 2017 pour les collèges, les routes et le déploiement du très haut débit.

Partageant généralement la stratégie de la majorité, le groupe d’opposition Le Loir-et-Cher Autrement a formulé ce lundi matin trois propositions, dont la candidature à deux appels à projets de l’Etat sur le maintien à domicile et l’insertion (acceptés immédiatement en séance). La minorité qui souhaite aussi avancer la mise en chantier du collège de Bracieux dès l’année prochaine. Pour Michel Fromet, "l’horizon 2019-2020 est trop lointain", et il serait dommage de ne pas bénéficier des taux historiquement bas sur les emprunts. Une proposition plutôt bien accueillie par la majorité départementale. "Je n’y verrais que des avantages, laissez-nous le temps de voir", a répondu Maurice Leroy. Ce dernier a saisi son premier vice-président chargé des finances du projet pour apporter une réponse avant jeudi, jour du vote du budget 2017.

Par Nicolas Terrien | Publié le 12/12/2016

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