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La galère des parrainages pour les "petits candidats"

Leurs militants de terrain ont jusqu'au 17 mars pour réunir les signatures nécessaires à leur candidature, et les nouvelles règles de publication des noms des élus ne facilitent pas les choses. Témoignages des soutiens locaux de Rama Yade et de Philippe Poutou.

A trois semaines du dépôt des parrainages au Conseil Constitutionnel, la pression s’amplifie sur les relais locaux des candidats souvent qualifiés de "petits". A la différence des "gros", la majorité ne se prévaut pas d’un appareil partisan ou d’un réseau d’élus confortable. "Pour nous, il s’agit d’un travail militant, pas d’appareil", explique Marie-Anne Clément, la porte-parole de Philippe Poutou (NPA) en Loir-et-Cher. "Oui, pour nous, c’est plus difficile qu’en 2012".

Car les règles de parrainage ont changé. Il y a cinq ans, seuls des noms tirés au sort étaient rendus publics. Cette fois, tous le seront ! "C’est une manœuvre pour nous empêcher de voir nos idées représentées". Christelle Ferré, porte-parole de Rama Yade (La France qui ose), dresse un constat assez proche : "Beaucoup de maires nous expliquent qu’ils préfèrent ne parrainer personne". La crainte de se voir étiqueté, de semer la zizanie ou la confusion au sein de leur équipe municipale, de se voir supprimer de certaines subventions, telles sont les justifications souvent sous-entendues.

A ce jour, Philippe Poutou revendique seulement 300 parrainages. "En Loir-et-Cher, nous n’avons qu’un maire qui s’est porté volontaire, alors que nous avions quatre promesses en 2012", relève Marie-Anne Clément, en admettant que cela sera dur. Les militants de Rama Yade bénéficient d’une meilleure récolte, "avec 10 signatures en Loir-et-Cher", avance Christelle Ferré, rappelant que Rama Yade était allée à la rencontre de nombreux maires ruraux du département en octobre dernier. A ce jour, elle aurait engrangé 400 parrainages. En attendant, l’heure est aux relances des élus avant la date couperet du 17 mars.

Par Nicolas Terrien | Publié le 24/02/2017

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