
| 1,1 MILLION DE PLUS POUR SAINT MARC
Après l'ANRU et le Conseil général, c'est le Conseil régional qui mobilise des crédits pour la rénovation du quartier.
Pour mener à bien ce vaste projet à l'échelle de la ville, Jeanny Lorgeoux a frappé à toutes les portes. Une démarche qui porte ses fruits, puisque chaque partenaire apporte sa contribution à ce projet porté à bout de bras par le maire. Ainsi, Jeudi après-midi, c'était au tour de la Région. La collectivité octroie 1 119 000 euros à travers un contrat de ville moyenne qui a été signé en mairie. La ville a choisi de concentrer ces crédits sur le projet de rénovation urbaine de Saint-Marc "pour une question de lisibilité et d'efficacité", explique Jeanny Lorgeoux. Si les bailleurs sociaux (Terres de Loire Habitat et Jacques Gabriel) mobilisent 60 millions d'euros sur le quartier, la ville en consacrera 16 d'ici 2014. "C'est une opération très importante pour la ville afin de répondre notamment à des problématiques sociales. Il ne fallait pas des rustines, mais une politique globale pour désenclaver Saint-Marc et le réintégrer dans la ville". La mutation du quartier sera profonde. 370 logements répartis en quinze barres d'immeubles seront démolis pour devenir 160 pavillons avec accession à la propriété et offre locative. Le groupe scolaire sera également reconstruit, le gymnase sera rénové et une trame urbaine et paysagère sera implantée. En ce moment, la ville s'attèle au délicat problème du relogement des familles. "C'est compliqué, reconnaît Jeanny Lorgeoux, il faut faire du "cousu main", car nous touchons à l'humain". A ce sujet, le maire souhaite "marquer le coup", car Saint-Marc a marqué l'histoire de la ville par les vagues d'immigration successives que le quartier a connu. "Il faut garder la mémoire de ce quartier, et nous comptons réaliser un reportage photographique et audiovisuel en recueillant des témoignages". Une grande fête devrait également marquer cette métamorphose, "mais cela devra être un moment festif, et non pas nostalgique", prévient le maire. Nicolas Terrien Vendredi 22 janvier 2010 |