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| GRIPPE A : LA CAMPAGNE DE VACCINATION DÉBUTE LE 12 NOVEMBRE
Après les personnels de santé, c'est maintenant au tour du grand public de se faire vacciner contre le virus A-H1N1, toujours sur la base du volontariat.
Dans le département, quatre centres de vaccinations vont être mis en place à Blois, Romorantin, Vendôme et Contres, à partir du 12 novembre. "Ils seront d'abord ouverts aux personnes prioritaires", précise Philippe Galli, le préfet du Loir-et-Cher, "c'est-dire principalement les personnes fragiles ayant des antécédents médicaux, les enfants de moins de deux ans et les femmes enceintes de plus d'un trimestre." Inutile donc de courir dans les centres de vaccination dès jeudi prochain: chacun sera invité en temps voulu à se faire vacciner, par le biais d’un bon de vaccination envoyé par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. "Nous voulons surtout éviter un afflux de personnes sans bon dans les centres de vaccination, afin que ceux-ci puissent travailler normalement", ajoute Philippe Galli. Pour cette campagne, une centaine de personnes seront mobilisées pour chaque journée de vaccination, principalement des retraités et des volontaires du secteur de la santé, tous formés par la préfecture. "Si le caractère virulent de la grippe venait à augmenter, ce chiffre pourrait être revu à la hausse, notre priorité restant de faire appel le moins possible aux personnels des centres hospitaliers et des cabinets libéraux, afin qu'ils puissent continuer à soigner la population." Le plan de bataille établi, reste maintenant à convaincre la population de se faire vacciner, malgré les réticences qui persistent dans l’opinion publique. Pour cette campagne, trois types de vaccins différents seront délivrés, qui, selon Philippe Galli, "ne comportent pas plus de risques que tout autre vaccin. Il y a, évidemment, quelques contre-indications, mais chaque personne venant se faire vacciner sera soumise à un questionnaire médical, pour éviter tout effet indésirable." "La grippe pose beaucoup plus de problèmes que le vaccin !" met en garde le préfet. "Par ailleurs, on se vaccine pour se protéger, mais surtout pour protéger les autres." Michèle Colombel |