Durant la semaine prochaine, l'ensemble des collèges et lycées du département vont recevoir la visite d'une équipe mobile de vaccination.
Mises en place conjointement par la préfecture et l’Inspection académique de Loir-et-Cher, ces neuf équipes ont pour mission de vacciner les élèves contre le virus A H1N1, avec l’accord des parents.
Le démarrage de cette campagne en milieu scolaire peut paraître assez tardif, mais selon le docteur Brigitte Hutteau, conseillère technique au sein de l’Inspection Académique, en charge de l’organisation de cette vaccination, "ce délai est dû à l’envoi des bons de vaccination."
Chaque élève devrait en effet avoir reçu, d'ici à cette fin de semaine, son bon de vaccination. Par ailleurs, les parents désirant faire vacciner leurs enfants doivent leur fournir une autorisation signée. Selon les prévisions de l’Inspection Académique, 10% des élèves seulement devraient participer à cette campagne de vaccination, "mais il y aura assez de doses pour tout le monde !" rassure Brigitte Hutteau, qui regrette que la population soit si réticente face au vaccin. "On a à l'heure actuelle une grosse vague épidémique sur le département, et la seule manière de protéger les populations à risque reste le vaccin. Or, ce virus atteint pour le moment essentiellement les personnes jeunes !"
Concernant l'organisation pratique de la campagne de vaccination, les équipes se rendront dans tous les établissements du secondaire, publics comme privés. "Chaque équipe est composé de l'infirmière scolaire de l'établissement, d'un médecin de l'Education Nationale et d'étudiantes infirmières", détaille Brigitte Hutteau.
Autre information : il n’y aura plus de fermeture d’école dans le département. Depuis une dizaine de jours, l’épidémie s’est fortement accélérée, avec des taux d’absentéisme de 20% en moyenne dans les établissements scolaires. Une vague épidémique qui rend désormais inutile, selon les autorités sanitaires, toute fermeture d’école. "Dorénavant, le virus est présent aussi bien dans les écoles qu'en dehors !" explique Brigitte Hutteau. "Seules les absences de professeurs pourront maintenant motiver de nouvelles fermetures."
Michèle Colombel
26 novembre 2009