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| MALAISE DANS LA POLICE
Les policiers loir-et-chériens ont relayés localement la journée nationale d'action dans la police nationale.
"C'est un immense ras-le-bol", résume Pascal Bonnard, le délégué départemental du syndicat SGP/FO. Contrairement aux grandes villes de France, il n'y a pas eu de mobilisation massive en Loir-et-Cher, et les services de police ont fonctionné normalement. Néanmoins, quelques syndicalistes se sont retrouvés dans la matinée devant la préfecture pour distribuer des tracts avant de rencontrer la chef de cabinet du préfet. "La rencontre a duré une heure, et nos revendications ont été prises en compte", a indiqué Hubert Ballion du syndicat "Unité Police" à l'issue de la réunion. Comme leurs collègues de toute la France, les policiers du Loir-et-Cher dénoncent la "religion du chiffre". "Nous sommes soumis à la pression de la hiérarchie, nous devons toujours faire plus", explique Hubert Ballion, plusieurs collègues sont en arrêt maladie à cause de cette situation, et ils ne sont pas remplacés". Pascal Bonnard enfonce le clou : "Parfois, on nous demande insidieusement des objectifs chiffrés (amendes notamment, ndlr), et si nous n'y répondons pas, notre notation s'en ressent avec des conséquences sur les avancements ou les mutations".
Les syndicats s'inquiètent également du dispositif "voisins vigilants" qui fleurit dans le département (Cour-Cheverny, Contres, Villebarou, Cormeray, Chitenay...). "Ce n'est pas en diminuant le nombre de fonctionnaire que l'on aura de meilleurs résultats, justifie Hubert Ballion, C'est un métier difficile qui ne peut être confié à n'importe qui comme cela est en train de se faire avec ce dispositif". Selon les syndicats, le département pourrait subir les conséquenses de ces décisions prises dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Aujourd'hui, le commissariat de Blois est déjà en sous effectif. La situation de Romorantin-Lanthenay et de Vendôme serait meilleure, mais les policiers craignent des restructurations qui feraient réapparaître le spectre d'une fermeture pure et simple des commissariats des deux sous-préfectures. "Nous sollicitons le soutien de la population pour faire remonter nos revendications au Ministère". Nicolas Terrien Jeudi 3 décembre 2009 |